DES PÉRIODES DU SOMMEIL HYPNOTIQUE
partie sur les conceptions d’Alfred Maury relatives à la succession des phénomènes qui aboutissent au sommeil physiologique.
La vue disparaît d’abord; les autres sens, d’abord exaltés, cessant de fonctionner ensuite, le toucher en dernier lieu.
Les fonctions intellectuelles, devenues momentanément plus actives, parce qu’elles ne sont plus distraites par les impressions sensorielles, se dissocient ensuite; les premières qui disparaissent sont les facultés coordinatrices qui décident et dirigent : la volonté, l’attention, le jugement, finalement la mémoire. Les facultés imaginatives qui suggèrent et entraînent, seules persistantes pendant un temps, laissent le cerveau accessible aux rêves aux hallucinations, aux conceptions bizarres, v
Elles s’éteignent a leur tour. Un instant, le moi veille seul au dessus des facultés intellectuelles et des sens asassoupis, puis, soudain, il s’évanouit. Le sommeil est complet.
Muni de ces données, M. Chambard établit dans 1 ordre suivant les degrés intermédiaires depuis le sommeil le plus complet jusqu’au réveil.
Le degré le plus profond, c’est la léthargie', elle s empare lout d’abord du sujet hypnotisé, qui ensuite, se réveillant d’une façon plus ou moins complète, s’arrête à un des degrés intermédiaires.
1° Dans" la léthargie, le sujet est inerte, sans conscience, sans relation avec le monde extérieur : la vie végétative seule persiste.
Les fonctions de relation renaissent : d abord, celles qui établissent un lien inconscient entre 1 organisme et les impressions du dehors; c’est C automatisme : toute excitation sensorielle ou sensitive provoque des mouvements simples ou complexes, les mêmes qu elle déterminerait à l'état de veille, si les facultés coordinatrices n’intervenaient pour les empêcher ou modérer.
2° C’est d’abord l'automatisme moteur donnant lieu aux phénomènes décrits par Charcot sous le nom d’hyperexcilabilile névro-musculaire. Le cerveau étant encore fone-