‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 195 sur 265 · SCLÉROSE EN PLAQUES. AMÉLIORATION PASSAGÈRE · texte numérisé non relu

SCLÉROSE EN PLAQUES. AMÉLIORATION PASSAGÈRE

Le dynamomètre donne 48 adroite ; 18 à gauche. — Suggestion hypnotique.

Le 23, va bien depuis le 19 ; n'a plus eu ni maux de tête, ni troubles visuels ; n'a plus tremblé, on ne constate plus de réflexes tendineux exagérés; la parole est encore lente.

Le 24, D... va bien. On constate encore une certaine raideur dans la jambe gauche ; il ne peut la soulever à une certaine hauteur, ni se tenir sur le pied gauche seul. Encore une petite exagération des réflexes tendineux. — Nouvelle suggestion hypnotique. Au réveil, il peut lever la jambe gauche presqu’à la même hauteur que la droite et se tenir sur le pied gauche seul pendant plusieurs secondes.

Nous cessons la suggestion. L’amélioration se maintient. D..., est assez bien remis pour faire le service d'infirmier. Pendant plus de six mois je le rencontre journellement trottant activement, portant de la cuisine dans la salle le manger des malades; il ne tremble plus et marche convenablement.

Puis au bout de ce temps, la raideur et le tremblement reviennent peu à peu; ii rentre comme malade dans le service d'un de mes collègues; et la suggestion n'est plus essayée.

Depuis quelques mois, il est au service des maladies chroniques (hospice Saint-Julien), où je l'ai vu le 13 avril : les symptômes de la sclérose en plaque sont bien accentués; tremblement des mains, raideur des membres inférieurs, exagération considérable des réflexes tendineux, parole très lente, monotone et scandée, etc...

Observation VIL — Troubles nerveux dans le plexus brachial gauche, s irradiant quelquefois aux nerfs thoraciques et cardiaques, fourmillement, engourdissement, contracture, constriction. douteurs, par accès. La suggestion dissipe instantanément les accès, mais n'en prévient pas le retour.

Br... (F.), trente-quatre ans, cordonnier, entré au service le I i mai 1 883.

Il a eu au Sénégal, d’où il est revenu en 1873, des fièvres intermittentes et depuis son retour, à chaque saison, un accès de (1 èvre. Il y a dix-huit mois, il a eu u ne pleurésie droite qui le retint alité deux mois et demi et impotent encore plusieurs mois après; depuis il est resté faible et la respiration est un peu gênée.

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OBSERVATION

Le 2o décembre, étant au lit, il ressentit toute la main gauche engourdie et avec des fourmillements, comme s il avait couché sur elle : ces fourmillements persistèrent toute la journée; à six heures du soir, ils montèrent peu à peu jusqu’à l'épaule, puis se propagèrent de haut en bas le long de l’aisselle jusqu’à la hanche.

Le lendemain matin, son cou était raide, il avait la sensation d’une barre dans la moitié gauche de la nuque.

Ces fourmillements durèrent pendant trois jours avec insensibilité complète de tout le membre supérieur gauche et parésie. Au bout de trois jours, les fourmillements disparurent et. après cinqà six jours, la sensibilité était restaurée totalement.

Les jours suivants, tremblement continu, léger, persistant au repos qui dura jusqu’en mars. Alors, survinrent des crises, caractérisées par un engourdissement à la main, remontant dans le bras et descendant sur le côté gauche du thorax; l’avant-hras contracturé en flexion, la main en pronation, les doigts fléchis, avec douleurs vives, sensation de constriction et d’étouffement à la région précordiale. Ces crampes duraient cinq minutes environ et étaient suivies d’une sensation d’anéantissement. — Il a eu quatre crises en tout, depuis mars ; la dernière crise a eu lieu il y a douze jours. Dans l’intervalle, le bras va bien, sauf cinq ou six fois par jour des sensations d’engourdissement dans une des parties du membre supérieur, main, avant-bras ou bras, durant environ cinq à six minutes chaque fois. — Depuis la fin d’avril, il est pris aussi deux ou trois fois par jour de tremblement du membre supérieur gauche avec fourmillements.

C’est un homme marié, laborieux, sans antécédents alcooliques ni vénériens. Sa constitution primitive estbonne; il est très anémique. La température est normale. On constate de lanratité avecsilencerespiratoire et absence de vibrations thoraciques dans tout le côté qui n'est pas rétréci : l’épanchement pleurétique paraît persister à l’état passif.

Les bruits du cœur sont normaux; aucune douleur à la pression du thorax, ou du plexus brachial. — Appétit bon, digestion normale. — Diagnostic : lésion de nature inconnue sur le trajet ou les racines du plexus brachial, déterminant des irradiations dynamiques ?

13 mai. — A eu plusieurs engourdissements hier, l'un dans l'épaule, l’autre commençant au sein gauche, s’irradiant vers le bras jusqu'aux éxtrémités des doigts, débutant

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