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L... (Odile), âgée de soixante-sept ans, entre au service le

OBSERVATION

12 avril ! 884 pour une pneumonie du lobe inférieur droit, datant de neuf jours qui a fait sa défervescence. La température fait encore quelques exacerbations le soir à 38°, jusqu’au 24 avril, puis elle se maintient définitivement apyrétique matin et soir. La toux et l’expectoration ont disparu, l’appétit est bon, toutes les fonctions semblent normales. La constitution est un peu débilitée par l’âge et les privations, mais la maladie est terminée depuis longtemps et la convalescente reste toujours alitée.

Le 8 mai, je lui demande pourquoi elle ne se lève pas; elle me dit alors qu’elle ne peut se tenir debout. Il y a aeux mois, ajoute-t-elle (donc près d’un mois avant sa pneumonie), sa marche est devenue plus difficile, elle se traînait péniblement et depuis sa pneumonie, elle ne peut plus se tenir debout. Elle n’accuse ni fourmillements, ni engourdissement; la sensibilité est parfaite, les réflexes tendineux sont normaux, les muscles ne sont pas atrophiés. Dans son lit elle fait tous les mouvements. Je la fais se lever; elle ne peut se tenir sans s’appuyer sur son lit, sinon ses jambes fléchissent et elle tombe. Comme antécédents, elle dit avoir eu des attaques d’épilepsie à l’âge adulte, assez fréquemment ; depuis deux ans, elle n’en" a plus eu.

Je ne constate aucun signe de myélite, et je pense qu’il s’agit d’une faiblesse dynamique, que l’impressionnabilité de la malade a transformée en paralysie psychique.

Séance tenante, le 8 mai, je l'hypnotisé et elle tombe en sommeil profond ; je lui suggère qu elle peut marcher. A son réveil , elle se tient debout sans s'appuyer, pendant trois seco?ides, manifestant une tendance marquée au recul.

Le 9, après une seconde séance, elle se tient bien mieux debout et fait quelques pas, tout étonnée de pouvoir le faire.

Le 10, après la troisième séance, elle marche à pas lents, sans tomber, et sans présenter aucune tendance au recul. Quand eilese tient debout, elle écarte lesjambes pour élargir sa hase de sustentation.

Le 4 I , elle marche toute la journée, sans appui, ce qu'elle n avait pu faire depuis plus de deux mois.

Je 1 hypnotise encore de temps en temps; elle continue a bien marcher; le 24, elle monte et descend seule les escaliers.

Elle reste guérie.

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