DES TROIS PHASES HYPNOTIQUES
tracte ; la pression du nerf cubital provoque la griffe cubitale, celle du facial la distorsion des traits de la face du côté correspondant.
Le second état est l’état cataleptique. Pour faire passer le sujet du premier au second, il suffit de soulever les paupières. Si un seul œil est ouvert, le côté correspondant seul entre en catalepsie, l’autre restant en léthargie. Le cataleptique garde toutes les attitudes qu'on lui donne; l’hyperexcitabilité neuro-musculaire a disparu.
On peut produire dans cette période des suggestions par le sens musculaire; par exemple, si les mains du sujet sont rapprochées comme pour envoyer un baiser, la figure devient souriante; sont-elles jointes comme dans la prière, la figure devient sérieuse et Je sujet se met à genoux. On peut faire passer le sujet de l’état cataleptique à l'état léthargique, en lui fermant les paupières. Enfin, cet état peut se produire directement sans être précédé de la phase léthargique sous l'influence de l’ébranlement nerveux produit par une lumière très vive ou un bruit violent.
Le troisième état est l’état somnambulique. Il peut être produit primitivement par fixation du regard ou diverses pratiques. On transforme la léthargie ou la catalepsie en somnambulisme en exerçant sur ïe vertex des sujets des frictions légères ou répétées. Cet état est caractérisé par une anesthésie habituelle plus ou moins marquée, par une hyperacuité sensorielle, et surtout parce que le sujet est essentiellement propre à toutes les suggestions.
L’hyperexcitabilité neuro-musculaire n’existe pas dans cet état. Par l'excitation mécanique des muscles ou des nerfs on ne peut pas provoquer de contractions permanentes ; mais par de légers attouchements, par un souffle léger dirigé sur la peau, etc., on peut produire unecont raclure spéciale « différente de celle qui se produit dans ! étal, léthargique en ce qu’elle ne se résout pas par l'excitation des antagonistes, et de l'immobilité cataleptique, en ce qu'elle oppose une résistance quand on veut modifier l’altitude ». (Binet et Féré.)