‹ De la suppression du cristallin transparent dans le traitement de la myopie stationnaire élevée et de la myopie progressiveChapitre 25 sur 36 · AUTO · texte numérisé non relu

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RES Dans le récent travail du P:' Frôünucn (de Berlin)

publié en octobre dernier (1), nous trouvons encore une

moyenne de 2,2 pour 100 d’après la statistique suivante :

Statistique de Gelpke.. . . . -254 yeux avec 7 infections. Statistique personnelle de Gelpke. 59 — 1 — SORFOIDET- UE Se NS SRE LT 0 — 0 — IDE SN es DRM US = 3 — DISSOUS PE 30 — 1 — Schondtiitmpler Mes Ru — 0 + ETORNCRMEEEE STE REC — I —

972 yeux avec 13 infections, soit 2.2 0/0

B) Nous venons d'entendre parler dans la communication de M. Aganie d'accidents glaucomaleux. Nous avons déjà vu au chapitre m1 quels étaient les moyens sinon de les supprimer, d'en atténuer du moins les effets funestes. Une première condition sera d'avoir le malade sous la main, de le suivre jour par Jour, et d'être prêt, lorsque ces phénomènes glaucomateux apparaîtraient, à intervenir d'après la technique indiquée page 44. Se souvenir qu'un relard de 24 à 48 heures suffit à perdre à jamais un œil. Un malade ayant refusé de se laisser hospitaliser à la elinique ne revint que 3 jours après l'opération avec un œil dur, douloureux. Avec l'évacuation, les phénomènes cédèrent immédiatement. Nous insistons à nouveau sur l’emploi du chloroforme dans ce temps de l'opération, afin

d'éviter tout mouvement du globe oculaure si sensible au

(1) Et qui nous a été obligeamment indiqué et communiqué par M. Darier,

directeur de la Clinique ophtalmologique.

toucher à ce moment. Nous sommes persuadés qu'en agissant ainsi, on réduira au minimum ces accidents qui surviennent parfois après l'opération, lorsque les masses corticales ramollies se sont gonflées trop rapidement. Et nous croyons pouvoir affirmer qu'on ne verra plus souvent les glaucomes post-opératoires devenir définitifs.

C) Il semblerait au contraire que nous ne puissions rien contre le décollement de la réline. Certains oculistes ont prétendu prévenir le décollement en enlevant le cristallin. Il est aujourd'hui démontré que loin d'avoir diminué depuis qu'on pratique cette opération le décollement post-opératoire serait un peu plus fréquent que le décollement spontané. Nous chercherons dans un instant quelle en peul être la cause.

Pour Orro et Sarrzer la proportion des décollements post-opéraloires est en parfaite concordance avec la moyenne des décollements spontanés de la rétine calculée à leur clinique de Leipzig. La statistique montre que le décollement rétinien spontané s'observe dans 0,66 pour 100 de la totalité des cas de myopie et dans 5,88 pour 100 dans la myopie dépassant 10° et dans 4,82 chez les myopes opérés.

Si dans certains cas incontestables l'opération provoque le décollement, dans d'autres cas 1l y a seulement coïneidence. Pflueger regarde comme décollement consécutif à l'opération tout décollement survenu dans les 6 mois. Mas cette limite semble un peu trop fable, il y a des décollements plus tardifs dus également à l'opération. Cette complication peut tenir à deux causes prédispo-

santes, l’âge du sujet et le mode d'opération.

PL

Le décollement est d'autant plus fréquent que le malade est plus âgé, c'est surtout à parur de 35 ans environ qu'il est à redouter. Le mode opératoire qui facilite la production d’un décollement est la discission suivie d'évacuations répélées pouvant amener l'issue du corps vitré. Il faudra donc par les moyens indiqués au chapitre 11 éviter à tout prix la sortie du vitré malgré l'opinion de Thier (1894) qui avec une bonne anlisepsie ne redoute pas celte issue.

Frühlich essaie d'établir une comparaison entre les décollements spontanés et les post-opératoires. Il pose d'abord comme premières conclusions que le décollement spontané : 1° est loujours unilatéral: 2° qu'il survient surtout chez les vieillards ; 3° que sa fréquence varie entre 2,2 pour 100 et 4,5 pour 100. Alors d'après les statisti-

ques suivantes, 1l trouve pour les opérés :

Statistique par Gelpke. . . . 254 yeux. — 4 décollements. Observations de Gelpke. . . 59 — 0 — SCHNEIDER EM EPA M TO de 1 — DAT REA a TO l — BIGSSto OR RE So te 2 — Schmidt Rimpler. Do (e] — Ho RNCS RENE LE TROT 3 —

572 yeux avec 19 décollements, soit 3,3 0,0

D'autres auteurs donnent des statistiques approchantes, von Bock (3,56 pour 100), Horstmann (3,5), Schleich (2,6) Stelfan (2,2), Schweizer (5 pour 100) et Mooren (6,1 à 10,47 pour 100) s'en écartent le plus.

Otto trouve 3,67 à 4,72. Sur les 4 décollements sur 86 yeux opérés par Sattler, il y a eu 3 fois perte du vitré et Otto lui-même pense que c'est peut-être là une des causes

du décollement.

Frôblich recherche la proportion de décollements survenus entre 10 et 30 ans, il trouve 16 décollements sur 1,280 yeux, soit 1,25. Il fait remarquer que le chiffre est faible parce qu'il n'a tenu compte que des diagnostics absolument certains et a pris pour point de départ 107. La proportion des décollements augmenterait s’il avait pris comme point de départ 14 dioptries au lieu de 10. Il maintient done le chiffre 3,3 auquel il ajoute le pourcentage des infections, 2,2 pour obtenir 5,5 nombre représentant pour 100 la proportion d’yeux perdus après l'opération. Nous prendrons donc comme moyenne ce chiffre de Frühlich, 3,3 qui a l'avantage d'être voisin de ceux de Horstmann, von Bock, Schleich, et nous continuerons à préconiser l'opération toutes les fois qu'elle sera nettement indiquée. Si on évite avec grand soin l'écoulement de corps vitré, 1l est probable qu'on arrivera à diminuer ce chiffre, qui se rapprochera alors beaucoup de celui des décollements spontanés.

D) Privecer a indiqué au Congrès de Moscou une complication dont on n'avait pas parlé avant lui. C'est un trouble du vitré survenant quelques semaines et même quelques mois après l'opération, mais sans lésion notable du fond de l'œil.

Markowic eut l’occasion de faire la même remarque 1 an 1/2 après l'intervention. L'emploi de l’ésérine et de la pilocarpine produisit en 3 mois chez sa malade une amélio-

raïon considérable de l'acuité.

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