‹ De La Suture Des Os Dans Les Fractures Et Les PseudarthrosesChapitre 12 sur 31 · PAGE RER · texte numérisé non relu

PAGE RER

laire comprend en longueur les deux incisives médianes et l’incisive latérale gauche et en hauteur toute la hauteur du rebord alvéolaire jusqu'au niveau du cul-de-sac gingivo-labial et un peu au-dessus. L’incisive latérale gauche est tombée et le trait de la fracture aboutit de ce côté dans son alvéole même ; il aboutit de l’autre côté à la canine droite qui est restée en place bien que dénudée en dedans de son alvéole dont une partie fait corps avec le fragment. Le fragment, très mobile, offre la forme d’un coin, dont la base est antérieure : la muqueuse est déchirée en avant. La tunique fibro-muqueuse de la voûte palatine est intacte.

Suture osseuse, deux jours après l'accident. Le malade est opéré, assis sur une chaise, sous chloroformisation. La lèvre supérieure est détachée de l’os, puis érignée et relevée fortement, pendant que le drili perfore le maxillaire supérieur, à un centimètre environ au-dessus du trait de fracture, sur deux points correspondants aux intervalles des trois incisives implantées sur le fragment alvéolaire. Deux fils de fer recuit sont passés dans ces trous et leurs chefs postérieurs, introduits chacun dans l'intervalle correspondant des trois incisives, sont fixés par torsion avec les autres chefs sur la face antérieure des alvéoles, formant ainsi une suture ligature.

Gargarisme au permanganate de potasse ; alimentation liquide ou de consistance de bouillie.

Le 20 janvier, les fils sont enlevés : leur ablation est même facile. Le fragment est parfaitement consolidé.

Le malade sort guéri de sa fracture, de son tœnia et de son épi-

lepsie.

Leo

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