PRE PAPE
du Sud. (Eusebio Hernandez, 49, Pou Orfila, 84, Ortis Perez, 71.) Nous en résumerons les grandes lignes.
Index et médius gauches dans le vagin repoussent latéralement l’urèthre.
Le bistouri ponctionnant les parties molles au-devant de la symphyse, va par un trajet sous-cutané sectionner avec sa pointe les insertions des grands droits. Le bistouri est alors remplacé par un symphysiotome mousse, qui, chevauchant le bord supérieur de la symphyse, est perçu par les doigts vaginaux.
Section complète de bas en haut de la totalité de l’ar- Liculation et seulement d’une partie de l’arcuatum dont les fibres inférieures restantes se déchirent spontanément.
Critique. — Ecart considérable par la section complète de la symphyse. Méconnaissance, comme dans les procédés précédents, du frein supérieur. Inutilité de la sec-
tion des muscles droits. Nécessité d’avoir deux bistouris.
En résumé.
Une critique d’ensemble peut, être faite à ces diverses techniques.
1° Risque d'écart considérable et de lésions des parties molles à la suite de la brutalité du diastasis. Le frein supérieur est toujours ignoré. Le frein inférieur n’est pas toujours utilisé. La symphyse et tous ses ligaments sont complètement sectionnés.
2° Troubles de la statique de la paroi abdominale par
section inutile des insertions des grands droits sur le pubis.
3° Outre le danger de l’hémorragie dans le procédé de Frank, prédisposition à l'infection locale et à la trombo-phlébite par : incision trop basse (Zweifel), manœuvres complexes et traumatisantes (Kehrer), changement de bistouri, etc...
40 Méconnaissance complète de l'existence d’un frein supérieur de l’articulation bien mise en évidence par
Zarate: