‹ De La Symphysiotomie Partielle Sous-CutanéeChapitre 27 sur 74 · Contrôle de l'intégrité des parties molles · texte numérisé non relu

Contrôle de l'intégrité des parties molles

On n’omettra jamais la révision soigneuse des parties molles comme on doit le faire après toute intervention par voie basse. UE

Le cathétérisme vésical donnant une urine elaire tran-: quillise l'opérateur sur l’état de l’urèthre et du col VéSICAl: 2 PONTS eh HAN

LA u

Le pourtour du col de l’utérus sera minutieusement suivi sous le contrôle de la vue et en s’aidant si c’est nécessaire de pinces.

La paroi antérieure du vagin est particulièrement exposée aux déchirures, aussi devra-t-elle être examinée

avec beaucoup de soins.

$ 4. Conseils donnés par M. Desnoyers

Les quelques points particuliers que nous signalons maintenant ont donné toute satisfaction et sont le fruit de Fexpérience.

1. L’anesthésie au chlorure d’éthyle est la meilleure. Le sommeil est très vite obtenu. L’anesthésie de courte durée et toujours suffisante, modifie peu le cours du travail. Le réveil rapide enfin permet à la femme des

efforts d'expulsion efficaces.

2. Maintien d’une sonde en gomme dans l’urèthre pendant l'intervention. Imbert le recommandait déjà dans un procédé très différent, puisqu'il était sous-muqueux.

La présence d’une sonde en gomme donne une percep-

tion facile de l’urèthre et facilite le travail des doigts.

3. Le rôle des doigts intravaginaux est Irès important. On n’a pas assez insisté sur l'effort qu’ils fournissent en refoulant en haut la vessie, latéralement l’urèthre.

C’est le doigt qui contrôle la pointe du bistouri suivie à travers. la paroi vaginale. C’est lui qui perçoit les petites brides qui retiennent encore la symphyse à moitié .

ouverte et qui devront être successivement sectionnées.

AS

4. L'abduction forcée des cuisses doit être abandonnée. Elle a presque toujours paru inutile sinon dangereuse, la symphyse s’ouvrant d’elle-même lorsque toutes les filtres interpubiennes sont sectionnées.

5. Celle technique qui ne s'improvise pa: relève de l’accoucheur spécialisé. La bonne conduite d’une symphysiotomie par le procédé de Zarate nécessite une véritable éducation. Aussi ne sommes-nous pas de l'avis des auteurs sud-américains qui la considèrent comme une opération courante destinée à l’omnipraticien.

M. Desnoyers, dans une publication récente (25), a insisté sur le doigté que nécessite cette opération, cependant simple et facile pour celui qui s’y est exercé.

Elle ne peut vraiment s’apprendre que par sa pratique répétée sur le cadavre.

En effet, celui qui assiste à une symphysiotomie ne voit absolument rien. Il ne peut se rendre compte des sensations très diverses transmises par le bistouri à l'opérateur. Cette intervention en apparence aveugle est en réalité d’une précision constamment contrôlée. Les résistances très différentes rencontrées au cours de la section de la symphyse permettent de pratiquer correctement les divers temps opératoires et de situer exactement la position de la lame du bistouri.

Nous transcrirons textuellement ses conclusions « Ceci explique sans doute que bien des accoucheurs aient eu des déboires, sinon des désastres dans les premières symphysiotomies qu’ils ont pratiquées — déboires qui leur ont fait écarter définitivement une inter-

vention qu'ils ont jugée, par ces premières tentatives,

Page 1