XVIII. LAPIN
2 collodion sous la peau de la cuisse.
Mortalih
ANSE important d'opérer de même sur un lapin, animal sur lequel une petite dose de toxine est sans influence.
Expériexce XVII. — Lapin de 1850 gramines.
9 avril 1900. — Introduction du sac de collodion sous la peau de la cuisse : même culture que pour l'expérience XVIL.
9 au 17 avril. — Pas de contractures. Pas d’altérations de la santé.
17, 18, 19 avril. — T. uniquement local de la patte inoculée.
20 avril. — Matin, T. généralisé.
23 avril. — Mort à 2 heures du matin. Temp. term., 3406.
Aulopsie. — Le sac de collodion est enkysté, entouré de néomembraner avec un peu de pus. Il est resté clos. Autour, les
muscles sont normaux.
CONCLUSIONS
Cette expérience nous montre qu'un lapin qui meurt du fait d’une toxine, sûrement sécrétée directement dans son organisme, obéit, quant à sa température rectale, aux mêmes lois que les animaux précédents. I n'y a abaissement de température n1 pendant l'inoculation, ni pendant le tétanos local; mais cet abaissement devient très net dès que ce tétanos se généralise, et il s’accentue jusqu'à la mort.
Il faut done conclure par le bacille de Nicolaïer, cultivé dans l'organisme en sac de collodion, ne sécrète pas de toxine hyperthermisante, mais bien au contraire une toxine hypothermisante, comme les cul-
tures arüficielles.