‹ De la temperature dans les maladies :Chapitre 46 sur 57 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

Les processus chimiques, sans doute diminués parla raréfaction de l'air, étaient cependant encore suffisants, quand le corps était en repos, pour maintenir l'équilibre. Mais aussitôt que des efforts étaient produits et que les forces chimiques devaient par conséquent se transformer en travail mécanique, elles ne suffisaient plus à produire la quantité de chaleur nécessaire pour la conservation de la température normale. La chaleur propre diminuait donc rapidement de plusieurs degrés (même de 5°) ; mais, aussitôt après un repos dequelquessecondes, les forces chimiques se transformaient de nouveau en chaleur, et la température revenait rapidement à l'état normal. Au sommet du Mont-Blanc, une demi-heure de repos était nécessaire pour que la température normale fut de nouveau atteinte.

Pendant la digestion, cette différence entre l'étatlde repos et de mouvement n'était pas sensible; la température se maintenait, malgré les efforts, entre 56° et 57°, et atteignait même 57°, 5'. L'influence compensatrice de la nourriture ne durait cependant pas longtemps. Une heure déjà après le repas, le refroidissement causé par les efforts musculaires se faisait de nouveau sentir.

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