‹ De la température du corps humainChapitre 42 sur 150 · SYDENHAM · texte numérisé non relu

SYDENHAM

(Ecole anglaise, xvii' siècle, 1624-1689.)

La fièvre. — k Certainement la fèore n'est autre chose qu'un instrument dont se sert la nature pour séparer les parties impures du sang d'avec les parties pures ; c'est ce qu'elle exécute d'une manière entièrement imperceptible dès le commencement, et même dans la force de la maladie, mais plus sensiblement et manifestement dans le déclin, comme on voit par les urines. En effet la coction de la matière fébrile n'est autrè chose que la séparation des particules morbifiques d'avec les particules saines^, w Sydenham ajoute conséquemment qu'il faut laisser la jîèvre dans toute sa force aussi longtemps qu'il ny a point de danger, et qu'à la fin, quand la coction a amené la sécrétion de la matière morbifique, il faut employer les remèdes chauds pour la hâter.

«La nature, dit Sydenham (t. l, p. 3 3 9), prévient la fièvre par les moyens ordinaires dont elle se sert pour évacuer la matière morbifique. C'est ainsi que \anature se sert de l'enchifrénement, de la toux, de. la diarrhée, pour prévenir la fièvre, v Ailleurs (p. 3 0 3) : «Les sueurs, qui sont une suite et un effet delà coction de la matière morbifique, remédieront à la malignité des fièvres intermittentes d'automne et de la fièvre continue. . . » Il y a même une fièvre que Sydenham appelle dé-

' 162/1-1689. Empirique, véritable féconde et très-pratique des constitu-

Anglais, plein de séve et d'inilépen- fions. Célèbre par sa description des

dance, en relard sur les Italiens et les varioles et de la goutte. Il est loin tou-

HoHandais quant à la physique et à la tefois de mériter le titre qu'on lui a dé-

chimio, ne fut ni un savant ni un phi- cerné de V Hippocrate anglais.

losophe. Sydenham fut surtout un bon ^ Traduction de Jault, édition de

observateur; a réintroduit l'idée très- Baumès, 1. 1, p. 38 ; Montpellier, 1816.

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