HALES (ETIENNE
Haies croyait que la chaleur^ provient surtout, dans les ani-
^ Docteur en théologie, recteur de tîon da ventilatear pour renouveler Tair
ZeddÎDgton et de Faringdon, chapelain des mines, des bdpilaax, etc., et une
du prince de GaUes, membre de la So- Statique âe$ €mmaux, traduites par
ciélé royale de Londres, né en 1 67 7, mort Sauvages ,1766; une Statique du vég^-
en 1761 à 84 ans, a publié une descrip- taux et Anaiyêe de l'air, traduites par
maux, du frottement du sang et particulièrement des globules rouges (la découverte de Leuwenhoeck était mise à profit). Il remarque que Tair et le sang ont l'un sur l'autre dans les poumons une action réciproque, Tair sur le sang qu'il rafraîchit, et le sang sur l'air qu'il échauffe. Haies se servait du thermomètre': s Si, dit-il, je tiens mon thermomètre à esprit-de-vin pendant longtemps dans la bouche, ayant le soin d'inspirer l'air frais par les narines et d'expirer sur la boule du thermomètre l'air chaud, l'esprit-de-vin s'élève du i o* degré, chaleur actuelle de l'air extérieur, jusqu'au &6* au-dessus du point de la congélation, de façon que dans 7-^ d'heure ou trois secondes, l'air inspiré se trouve acquérir 36 degrés de chaleur. L'état naturel de mon sang durant lequel je faisais cette expérience étant de 6/i degrés et celui de l'air extérieur de 10 degrés, plus froid par conséquent de 54 degrés que le sang, il ne laissa pas de prendre dans si peu de temps 36 degrés de chaleur. . . n Haies tente d'établir par une série de calculs, faits d'après de nombreuses expériences, la quantité de chaleur acquise en un temps donné par le sang. Il a fait aussi une théorie mécanique de l'inflammation.
Sauvages a fait suivre sa traduction de l'hémostatique d'une dissertation sur la fièvre, qui n'est pas son meilleur ouvrage.
Buflbn 1735*, L*arl de rendre (*eau de mer potable, etc. Un de» physiciens anglais les plus remarquables du commencement du XVI 11* siècle.
MM. de Buflbn et Sauvages ont traduit en franç^iis les ouvrages de Haies. Haies était un grand physiologiste expérimentateur; il produisait artificiellement des maladies et procédait comme font aujourd'hui les professeurs de pathologie expérimentale; la méthode HMt pas nouvelle. Sauvages sV.xprime ainsi sur cet homme émineul dans Paverlissement de sa traduction: «On aperçoit avec ravissement le jour qu'il répand
sur la matière médicale, en nous faisant voir au clair lesdiflerents eflets du froid, du chaud, des remèdes astringents, apéritifs, etc., sur les difTérents vaisseaux. Quelle honte pour les médecins qn'un théologien leur ait enlevé Tfaonneurde tant d'utiles décooTertesI»
Le prindpal ouvrage de ce savant porte un titre suffisamment explicatif:
Hœmostatique ou la étatique de» onîfiMitu: ; expériencee kydrauUquee Jaitee eur dêe animaux vivaiUe, Genève, MDGCiuv, traduction de Sauvages.
^ Statique dêe animaux, xiii* expérience, p. 8a.