SAGE
bilité pharyngée diffuse, et alors l’excitation de n'importe quel point déclanche la toux, soit une excitabilité circonscrite en certaines zones, spécialement derrière les piliers postérieurs du voile du palais (pharyngite latérale), zones qui sont, dans ce cas, les points de départ exclusifs du réflexe. Ce sont des zones tussigènes anormales.
6° BASE DE LA LANGUE ET VOILE DU PALAIS. — Koths a pu pro-. voquer quelques secousses de toux par l’excitation de la base de la langue et du bord libre du voile du palais.
7° Fosses NAsaALEs. — Le contact d'un instrument avec la muqueuse des fosses nasales provoque l’éternuement, beaucoup plus rarement la toux. Cependant, dans les cas de toux rebelle, il est important de faire un examen complet de ces organes, car, plusieurs fois, l’ablation de polypes a amené la cessation immédiate de ce symptôme. Le docteur Brindel cite le cas d’une vieille femme de 62 ans qui toussait depuis un temps immémorial et qui s'arrêta quand on lui eut extrait du nez une dent qui s'y était ectopiée pendant sa croissance. D'après Lermoyez, cette toux nasale est sèche, convulsive, progressive et irrésistible. Les zones tussigènes nasales siègent, le plus souvent, au nivéau de la tête et de la queue du cornet inférieur.
IT. — Voies centripètes.
Le nerf chargé de porter aux centres nerveux l'impression périphérique est le pneumogastrique. C’est lui le conducteur centripète, que 1 impression périphérique siège dans les voies respiratoires ou dans les organes abdominaux.
D'autre part, on peut penser que tous les nerfs sensitifs et
“sensoriels peuvent agir sur le centre respiratoire à la façon du vague, produire des réflexes excito-moteurs et servir ainsi de voies centripètes accessoires. De même, une impression psychique peut provoquer la toux, comme cela se rencontre souvent dans l’hystérie. |