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les fœtus des lapins ils existaient dans le foie et dans les autres viscères, plus rares dans la rate et les poumons: il n’y en avail pas dans le rein.
Dans certains cas on assiste à une véritable prolifération des bacilles chez le fœtus (lapin) ; c'est encore dans le foie que se trouvent les foyers les plus actifs.
Max Simon (1) prétend que l'infection des fœtus est d'autant plus sûre et d'autant plus abondante que la maladie de la mère a été plus prolongée ; c’est là une proposition qui n’est pas exacte pour le charbon expérimental. MM. Straus et Chamberland ont déjà signalé ce fait, que les chances de contamination des fœtus n’augmentent pas avec la durée de la maladie maternelle. Birch-Hirschfeld a constaté de même que, dans les cas où l'infection fœtale a été très accusée, la marche de la maladie chez la mère n’a pas été plus lente que dans les cas ordinaires.
En somme, les conditions anatomiques mentionnées plus haut peuvent, dans une certaine mesure, expliquer Îles différences des résultats obtenus par les différentes espèces animales. Chez la souris, le passage de la bactéridie charbonneuse au fœtus est très rare à cause de la continuité du revêtement épithélial qui sépare les villosités fœtales des sinus maternels.
D'autre part, on sait que le charbon tue souvent les souris avant que le sang ait été envahi d’une façon appréciable par les bactéridies, et l'on comprend que quand celles-ci sont clairsemées dans le sang maternel les
4. Max Simon (Zeitschrift fur Geburtshulfe und. gynécologie, 17 heît, 1).
Pavlovsky 6
HQE chances d'infection du fœlus soient considérablement diminuées.
Chez le lapin, le passage au fœtus est facilité par l’absence d’épithélium sur les villosités du chorion fœtal qui plonge en quelque sorte directement dans les lacunes remplies de sang maternel. Mais ces particularités anatomiques des placentas de différentes espèces ne suffisent pas pour expliquer les résultats différents signalés par les expérimentateurs. MM. Straus et Chamberland, ainsi que M. Malvoz, ont surtout observé le passage chez le cobaye, animal chez lequel Max Wolf n’a obtenu que des résullats négatifs. D'autre part, les expériences sur la lapine ont abouti pour Malvoz à des résultals presque toujours négalifs, alors que, pour Birch-Hirschfeld, ces mêmes expériences menaient à des constatations positives.
On voit donc qu'il y a dans ces résultats quelque chose de contingent dont il s'agirait de déterminer le mécaiisme, Nous avons vu que pour Malvoz cette cause de l'infection fœtale doit surtout être attribuée à des lésions placentaires de nature hémorrhagique. Sans vouloir nier l'intervention de ce facteur, Birch-Hirschfeld ne le reconnait pas comme la cause unique et nécessaire du passage des bacilles de la mère au fœtus. D'après lui ce passage s'effectue grâce à une véritable végétation bacillaire des parties maternelles dans les parties fœtales du placenta.