‹ De la transmission intra-utérine de certaines maladies infectieusesChapitre 44 sur 54 · Académie Roy. de Médecine de Turin. Séance du 21 janvier · texte numérisé non relu

Académie Roy. de Médecine de Turin. Séance du 21 janvier

Roma

Daus la deuxième expérience il s’agit d’une lapine pleine de quelque jours seulement qui a été inoculée avec du virus rabique, de sorte que pendant toute la durée de la gestation elle est restée sous l'influence du virus rabi que. Les six jours qui ont suivi la mise bas elle garda ses petits avec elle ; et ce n’est qu'aux premières manifestations de la rage qu’on les lui enleva; et on les a fait nourrir par une autre lapine. Ils ont grandi en bonne santé.

Dans la troisième expérience six lapins ont été inoculés avec le bulbe d’un fœtus né d’une lapine au moment où elle a été prise de la rage.

Ces lapins sont restés bien portants, sauf un qui est mort le 11 avril 1884, mais non de la rage.

Voici les conclusions tirées par les expérimentateurs de leurs recherches :

« Dans ces trois expériences on n’a pas constaté le pas-

sage de la mère au fœtus.

L'inoculation de la matière du bulbe n'est cependant pas suffisante pour prouver que le virus rabique n’était passé à aucun des petits, ilse pourrait que le virus venu de la mère se fût arrêté dans un point du système nerveux autre que le bulbe et où il n’a pas été recherché. Il se pourrait même qu'il fût retenu en quelque autre point du corps d’où il aurait gayné plus tard le système nerveux.

Toutefois, ilne semble pas que le passage du virus rabique au fœtus soit un fait fréquent, ainsi que cela a été établi pour le charbon et le choléra des poules. »

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