‹ De la tuberculose du pharynx et de l'angine tuberculeuseChapitre 2 sur 41 · CHAPITRE VII. — Pronostic et traitement · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — Pronostic et traitement

§ 1 . Pronostic . 90

g 2. Traitement 92

Pièces justificatives 9a

Section i. — Observations personnelles et inédites 95

Section ji. — Abrégé des observations publiées par divers auteurs. . 138

Index bibliographique 161

35i-80. UonnEiL.. — Typ. CiiÈrr..

INTRODUCTION

A mesure que la science médicale se perfectionne, que les observations deviennent plus nombreuses et plus précises, que la clinique et l’anatomie pathologique se prêtent plus constamment un mutuel appui, on voit des questions considérées comme insignifiantes prendre d’un jour à l’autre une importance inattendue, et des formes morbides nouvelles trouver leur place dans le cadre nosologique. — Et cependant il est rare que l’on rencontre une maladie véritablement nouvelle ; presque toujours il s’agit d’une affection ou d’une forme morbide connue depuis longtemps, mais qui n’a pas obtenu l’attention qu’elle méritait, qui n’a pas été étudiée d’une manière précise et spéciale et qui est restée perdue dans la foule des faits cliniques. — Qu’un esprit actif et vulgarisateur rencontre la trace, il saura la suivre et en reconnaître les détours ; il rapprochera des faits épars, trouvera le lien qui les uuit et, à des notions vagues et sans portée pratique, fera succéder des idées utiles et précises.

Barth.

INTRODUCTION

Il en est ainsi de la question qui nous occupe : à peine soupçonnait-on il y a dix ans l’existence de la tuberculose pharyngée ; les quelques travaux qui avaient cherché à la mettre en relief étaient restés inconnus, ou avaient produit peu d’impression. Il a suffi qu'un médecin distingué, Isambert, rencontrât quelques cas de cette affection et les fit connaître à la Société des hôpitaux, pour que l’angine tuberculeuse fût admise par la majorité des médecins, et pour qu’elle prît place parmi les manifestations importantes et spéciales delà tuberculose.

Il y a peut-être quelque témérité à reprendre cette œuvre, et à prétendre compléter un tableau clinique que les successeurs d’Isambert se sont bornés à reproduire sans y rien changer. Cependant plusieurs motifs nous ont encouragé à tenter cette entreprise.

Quand Isambert, séduit par plusieurs faits presque identiques qui s’étaient présentés successivement à ses yeux, composa son mémoire bien connu sur la tuberculose pharyngée, il n’avait envisagé qu’une partie de la question, et n’avait observé qu’une seule forme, la plus frappante il est vrai, de la maladie qu’il entreprenait de décrire. — De plus il n’avait pu traiter l’anatomie pathologique avec des détails suffisants : les autopsies manquaient, et les études histologiques, trop peu répétées, ne donnaient pas des résultats absolument précis. — Sans doute, s’il avait vécu plus longtemps, Isambert aurait tenu à compléter par un travail d’ensemble une étude dont il ne se dissimulait pas les lacunes : déjà, en 1876, éclairé par de nouveaux faits, il avait publié un second mémoire destiné à rectifier les conclusions erronées ou trop absolues du premier,

INTRODUCTION

mais on sait comment une mort aussi prompte qu’inattendue vint l’arracher à ses travaux et remettre à d’autres la tache de les achever.

Par un concours fortuit de circonstances nous nous sommes trouvé, depuis l’année dernière, en mesure de recueillir, tant à l’hôpital Saint-Louis qu’à l’hôpital Cochin, un nombre relativement considérable d’observations de tuberculose pharyngée, et le hasard a voulu que parmi ces faits nous rencontrions des types des différentes formes anatomiques et cliniques que peut revêtir l’angine tuberculeuse. De plus, six des malades que nous avions observés ont succombé entre nos mains, ce qui nous a permis de faire très minutieusement et très complètement leur autopsie, de pratiquer des examens histologiques et de les multiplier autant que nous l’avons cru nécessaire. Nous nous sommes donc trouvé en possession de matériaux importants et qui avaient le mérite d’être entièrement personnels.

Enhardi par ce premier résultat et encouragé par l’approbation bienveillante de notre excellent maître, M. le Dr Bucquoy, nous avons tenté, non de refaire, mais de compléter l’œuvre si originale d’Isambert. Nous avons joint aux résultats de nos propres recherches ceux des observations assez nombreuses publiées depuis dix ans tant en France qu’à l’étranger, et muni de ces documents nous nous sommes cru en état d’entreprendre avec quelques chances de succès une monographie complète de la tuberculose pharyngée. — Nos lecteurs apprécieront si nous avons réussi.

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