‹ De La Tuberculose LingualeChapitre 28 sur 40 · L.. W., 24 ans, ouvrier. | M · texte numérisé non relu

L.. W., 24 ans, ouvrier. | M

Lupus vulgaire du nez osseux et cartilagineux, de la lèvre supérieure, des 2 joues, de la muqueuse des lèvres supérieures et inférieures, de la voûte palatine, du voile et du larynx. Otite moyenne suppurée chronique des deux oreilles,

Le 11 octobre 1911, on voit sur Île tiers moyen, un peu

en avant des papilles caliciformes, des deux côtés de la à digne médiane, une petite lésion qui, du côté droit, “atteint les dimensions d'un pfennig. Cette lésion est

infiltrée et saillante au-dessus du niveau de la mu-

: queuse ; ; elle se compose de granulations de différentes A grosseurs, allant de celle d’une tête d'épingle à celle du Re plomb dé chasse. Entre les granulations, qui ne sUppu-

- rent pas, on voit des fissures. La lésion du côté gauche

a les dimensions d’une pièce de. 10 pfennigs et s'étend presque jusqu’au bord de la langue. Ici aussi on voit.

des granulations de la même grosseur que du côté droit. Du reste, les deux lésions ont le même aspect à cette ” seule différence près que celle du côté gauche est plus

- étendue. - p) | Les parties atteintes ne sont ni sensibles ni dote | reuses. Le malade supporte toute nourriture. Les mouls vements de la langue sont libres et la parole n’est pas modifiée. W — négatif. Pirquet — positif.

Histologie (D° Heïberg). — Le tissu prélevé sur ‘la

lésion gauche montre que, au- dessous de Pépithélium,

qui a des prolongements très longs, se trouve une infil-

isolées. On n’a pas réussi à trouver de. bacilles de Koch.

Le der mars 1912, l'affection de la langue n’a pas changé seulement les granulations isolées sont peut-être un peu ‘plus RO et les fissures un peu plus appa-

rentes.

ob. 2 Butlin). — Forme ulcéreuse pure.

| Jeune femme de 23 ans, bien développée mais horri-

‘blement défigurée. Toute la partie centrale de la figure

ÿ tration de cellules rondes avec cellules plasmatiques

ASSET À AUTRE

était recouverte d’un mince tissu de cicatrices blanc, parsémé de petites ulcérations non encore guéries. Le nez était rongé au ras de la figure. La lèvre supérieure raccourcie adhérait intimement par sa face profonde à la gencive, tous deux présentaient un rebord ulcéré. De là l'affection s’étendait à la voûte palatine.… L'’orifice buccal était considérablement rétréci. Quand elle ou- ‘vrait la bouche, on voyait sur la partie antérieure de

la langue une ulcération présentant absolument les mê-

mes caractères que celles des lèvres et du palais. Au début, cette ulcération était recouverte en grande partie par une croûte épaisse : sous cette croûte la sur-

face était inégale, d’une coloration rosée et recouverte :

pàr places de pus désséché. Les bords étaient taillés à:

pic, irréguliers et décollés par places. Il n’existait aucune inflammation de voisinage, ni rougeur, ni induration ; sur le dos de la langue et dans les environs de

l'ulcération se voyaient de toutes petites plaques jaunes.

La pointe de la langue avait été complètement détruite par l’ulcération jusqu’au filet. EX

Elle avait joui jusque-là d’une bonne santé. Au moment de notre examen, nous constatons un ganglion en-

gorgé, de petites dimensions, situé sous le menton et sur.

la ligne médiane.

Obs. 3 (Strandberg). — Forme mixte.

Ki P. 25 ans. Fille d’un propriétaire de labour. Lupus vulgaire des narines, de la lèvre supérieure, des joues, du palais, du pharynx et de la langue. La maladie de la langue fut observée pendant quatre ans à la fois sur la face dorsale et sur la face inférieure. Sur

AU 7 I, ÿ

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la face dorsale, la Halidie commença aux papilles caliciformes.

: 23 décembre 1911. La langue a raccourcie parce que Ja pointe manque. La mobilité est à peu près normale ; Ja parole n’est pas modifiée. Le tiers antérieur de la langue est le siège d’une lésion composée de différentes -excroissances papillomateuses. Entre ces excroissances se trouvent des fissures couvertes d’un enduit gris jaunâtre. En certains point isolés, spécialement 2 à droite de la ligne médiane, il y a de petites zones superficielle- - ment ulcérées. Les plus grandes sont dé la grosseur d’un petit pois ; les bords ne sont pas sapés et les ulcères ne sont pas granuleux, mais leur fond a le même aspect que celui des fissures. Les lésions s'étendent vers le bas sur la face inférieure de là langue qui est tuméfiée et infiltrée. La surface en est lisse, atrophiée, un peu bos- selée et à certains endroits, nous voyons des fissures quand la langue est étalée. \

Sur la face dorsale de la langue, les en se por-

tent plus en arrière, mais sont un peu différentes de celles du Me antérieur : tandis que la muqueuse est atrophiée et présente un reflet blanc, la surface est bos-

selée : on voit des granulations allant de la grosseur.

d’une tête d’épingle à celle d’un plomb de chasse. A environ 4 em. en arrière de la pointe, toujours sur la face dorsale, se trouve une partie légèrement déprimée ‘que Fon reconnaît, après étalement, être le centre d’une série de fissures radiées. Dans cette dépression prend naissance une fissure très profonde qui s’étend d'abord sur environ 4 em. en forme de flèche. Du côté droit un peu plus eh arrière se trouve une fissure tout à fait

A la base de la langue, les petites granulations ne sont

pas à beaucoup près aussi proéminentes que sur le tiers moyen, mais la surface se présente ici aussi bosselée et.

luisante. 2 :

La langue n’ést pas très dure au toucher.

La malade accuse des douleurs, qua elle mange des

aliments épicés.

W — négatif. On n’a pas réussi à trouver de bacilles

: dans les prélèvements des ulcères. |

semblable. Ces fissures sont seulement visibles, quand G la langue est étalée : elles ont un fond gris jaunâtrè. ASS

Bien que la Hupatt des dermatologistes continuent à

ranger le lupus érythémateux parmi les fubereuides nous croyons intéresant de le Téppocher du lupus vul:

|gaire. TE FER E ME F) Comme le fait remarquer Dubreuilh, ce qui fait l'in-

térêt du lupus érythémateux lingual, c est qu’il n’est pas

. démontré qu ’il ne puisse se développer sur cet organe

h isolément et c'est en l'étudiant associé aux lésions de la

peau que l'on arrivera à fixer ses caractères cliniques et 2 on pourra apprendre à le reconnaître à l'état isolé.

Le lupus érythémateux de la langue n’a pas encore été, à notre connaissance, l’objet d' un travail d’ensem-

— blae important et les observations publiées en, sont en- : core peu nombreuses ; toutefois, Pautrier et Fage ont

pu en faire une étude anatomique détaillée et en ont

publié trois observations (obs. 4, 5, 6) ce qui laisse sup-

poser que sa rareté est moins grande qu’on ne pourrait

le croire tout d’abord. , On trouvera résumées plus loin les observations que

nous avons pu réunir.

Contrairement au lupus vulgaire, c’est une maladie

de l'adulte et du vieillard.

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