Mort
L'autopsie n'a malheureusement pu ètre faite. Les aceidents ultimes paraissent bien être sous la dépendance d’une méningite tuberculeuse.
Une inoculation faite dans le péritoine d’un cobaye avec du diquide pleural n'avait donné aucun résultat.
CHA EP REX Osservarion X (partie clinique due à l’obligeance de notre collègue et ami LEMARIEY).
Le nommé X..., menuisier, âgé de 53 ans, entre le 31 mai 1893, salle Monuneret, lit n° 25. |
Pas d'antécédents tuberculeux dans la famille. Seul, un enfant du malade serait peut-être mort de bacillose. Le malade, de bonne santé habituelle, a eu une bronchite il y a 18 ou 20 ans. Depuis 26 ans, il est porteur d’une hernie inguinale droite.
Habitudes alcooliques (eau-de-vie à jeun, 2 litres de vin par jour). Il a d’ailleurs du tremblement de la langue ; ses artères sont dures. é |
Depuis neuf mois, il s'estaperçu qu'il maigrissait. Pendant l'hiver il avait quelquefois des frissons légers, des sueurs nocturnes ; il a toussé et craché et ressenti quelques douleurs dans la tête et dans les membres ; il mangeait assez bien et n'était pas sujet à la diarrhée. Jamais de douleur; la hernie n'était pas douloureuse. Un mois avant son entrée à l'hôpital, il s'aperçoit que son bandage le blesse, sans que cependant sa hernie ait paru grossir.
Vers le 15 mai, son ventre est devenu gros, aussi gros, ditil, qu’il est actuellement ; et cela sans douleur, sans fièvre.
Le 27 il est pris de douleurs dans le ventre et entre à l’hôpital Beaujon, dans le service de M. B. Anger, croyant à un étranglement herniaire. On reconnaît alors qu'il s’agit non d'un étranglement mais d’une hernie réductible, avec poussée de péritonite herniaire.
28. — Le malade se plaint d’oppression. 29, — On trouve des frottements à la base droite. 30 au soir. — On constate un épanchement remontant
presque jusqu à l’angle inférieur de l’omoplate. Une ponction
exploratrice donne un liquide assez fortement teinté de sang. À gauche on trouve également un épanchement moins abondant.
Passage en médecine dans le service de M. Fernet le 31 mai.
1° juin. — Le ventre n’est pas douloureux, même pas sensible, et ne gêne que par sa tension et par l’obstacle qu'il apporte à la respiration.
Veines sous-cutanées un peu apparentes latéralement des deux côtés.
Submatité seulement à partir de l’ombilic, son hydroaérique. Matité absolue commencant seulement à 2 travers de doigt au-dessus du pubis, donc ascite peu abondante.
Bourses volumineuses. |
La rate paraît augmentée de volume.
La matité hépatique finit exactement au rebord costal. La limite supérieure ne peut être trouvée à cause de l’épanchement pleural (la matité commence bien au-dessus du mamelon.
L'espace de Traube et l’aisselle gauche sont sonores. Rien à la percussion et à l’auscultation des sommets ni en avant ni en arrière.
En arrière à droite, la matité commence presque en haut de la fosse sous-épineuse et remonte moins haut dans l’aisselle. La respiration est soufflante à partir du même niveau, ce souffle allant en diminuant à mesure que l’on descend.
Abolition des vibrations thoraciques, égophonie pectoriloquie aphone.
À gauche un peu de diminution du son à la base, frottements (?) à l'inspiration.
Bruit respiratoire obscur dans les 3 dernières espaces.
Ni souffle, ni égophonie, ni pectoriloquie.
HaMOEe
Selles à peu près régulières ; diarrhée depuis hier.
Urines peu abondantes, un peu albumineuses.
Léger œdème des jambes.
Température 37°.
On diagnostique une tuberculose péritonéo-pleurale et le malade est mis au régime mixte : lait, œufs, légumes, poudre de viande.
Thoracentèse à droite et en arrière qui donne un litre de liquide à peu près incolore, Au bout de 20 heures, ce liquide a laissé déposer une couche extrèmement fine de globules sanguins, et il ne s’y est pas formé de caillot fibrineux.
2. — Le ventre est un peu moins tendu, fluctuation très nette. Le liquide s’est reproduit dans la plèvre droite où l’auscultation donne les mèmes signes qu'avant la ponction.
Le soir, la dyspnée étant intense, on fait une thoracentè se d'urgence qui donne 300 grammes de liquide seulement. Ce liquide est plus hémorrhagique que celui de la veille ; dépôt de globules sanguins plus épais ; pas de caillot.