III.— Ses diverses modalités se ramènent aux types suivants
a). La thyroïdite ligneuse tuberculeuse, pouvant être confondue avec le cancer, la syphilis etles lésions inflammatoires de la thyroïde. Le diagnostic n’a jamais été fait cliniquement: seules les recherches de laboratoire font connaître tardivement la véritable cause de la tumeur.
b). L’abcès froid, que la ponction différencie des kystes et des suppurations non spécifiques de la glande.
c). Les goîtres simples où exophtalmiques, d'aspect clinique banal.
IV. — L'origine tuberculeuse commune de ces a ffec tions d’aspect si diflérent, est prouvée par la présence de follicules et de cellules géantes, de bacilles sur
LÉNE E les coupes, par l'inoculation. Ces deux derniers procédés ont une plus grande valeur que l'examen anatomique lui-même, puisque la syphilis en particulier peut donner des aspects histologiques semblables.
V. — Les formations folliculaires se développent aux dépens du tissu interstitiel dans quelques cas plus ares, On à pu assister à leur développement aux dé-
pens des cellules thyroïdiennes elles-mêmes.
VI. — Les expériences entreprises pour élucider la pathogénie, et en particulier pour savoir si la rareté de la tuberculose thyroïdienne tient à un antagonisme
entre la glande thyroïde et le bacille de Koch, montrent que le tissu thyroïdien ne s'oppose pas au développement du bacille tuberculeux. D'autres organes paraissent toutefois offrir un terrain plus favorable.
VIL — Le pronostic est variable suivant les formes
cliniques.
Vu :
LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, J. COURMONT \'ÉT SA LE DOYEN L. HUGOUNENQ Vu et permis d'ümprimer :
Lyon, le 15 janvier 1913.