‹ De la vaccination;Chapitre 25 sur 48 · DU GOW-POX · texte numérisé non relu

DU GOW-POX

la plus faible; car il ne manque pas d'exemples d'inoculations infructueuses faites avec le virus des vaches et qui fournirent les jours successifs une matière parfaitement bonne. Les insuccès peuvent donc dépendre du moment où Ton extrait la lymphe , ou parce que la période de la maladie n'est pas apte à la transmettre, ou encore de l'indisposition des personnes inoculées. Pour ne pas se tromper à ce si\jet, il est prudent d'inoculer à diverses reprises avec le même pus, d'étudier et de suivre le cours véritable des pustules de ranimai. Dès qu' une éruption pustuleuse s' est manifestée, il est prudent d'en essayer aussitôt l'inoculation sur les enfants, et possiblement sur les gé- Disses qui semblent plus disposées à contracter la maladie.

Que les médecins et les chirurgiens attachés au service vaccinique ne se laissent pas arrêter par le doute que l' exulcération plus ou moins rougeâtre, puisse provenir d'une mauvaise nature. Nous insistons aussi pour qu'ils tentent souvent l'inoculation des croûtes, l'expérience ayant démontré qu'elle est maintes fois très-féconde. La distinction des éruptions superficielles sous forme de vessies est bien plus facile. D'abord ces éruptions n'ont pas de structure cellulaire, et, dès qu' elles s'ouvrent, elles se vident immédiatement et s'affaissent. 11 peut bien arriver qu'elles soient verruqueuses , prenant alors un aspect, une insensibilité, un développement et une durée tels qu'elles n'ont aucune ressemblance avec le cow-pox. Qui est

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intelligent dans la matière ne s'y laissera pas tr per, pourvu qu'ily mette beaucoup d'attention. Her un des plus habiles vaccinateurs, observa que de tites excroissances, jaunâtres au début, de la gros! de la tête d'une ëpin^^le ou tout au plus d'un graii mitlet , naissent et demeurent après la maladie tour des pustules vaccinales, et qu'elles se dessècl rapidement en se revêtant d'une croûte mince, c primée et sans laisser d'ordinaire des traces de ( trice. Il observa une autrefois que le Gow-poï ( accompagné de boutons durs, verruqueux, d'une leur obscure et de la grosseurapproximatived*un i Geely parle dans son ouvrage de semblables érupt de varicelle. « La vache, dit-il, de même que l'en et les jeunes animaux est sujette à une vraie é tion sous forme de vessies, souvent semblables varicelle, et ce dès que la fièvre vaccinale s'est veloppée. C'est ce qui arrive communément e le O""* et le 10™" jour du vaccin sous forme de pi bérances papillaires de grosseur différente, ëpa ou réunies en groupes, et situées sous la coi de l'épiderme. Au bout de 24 heures ces émine contiennent une humeur transparente, séreuse, altère et enfle la membrane. Cette humeur imbi! plus ou moins la pellicule, donne, sur la peau blan un aspect précoce d'opacité à la vessie; et prend si peau brune une teinte obscure ou d'une blanc jaiin; Ausecond jour le liquide devient plus jaune et troi les petites vessies, à mesure qu'elles se dessècli

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iDnent brunes' et prestiue noires; ta pellicule isse, se rompt et prend une teinte jaunâtre. I! se s avant le cinquième jour des croûtes minces et les qui tombent bientôt. Elles égalent en grosun semis de lentille ou d'un petit pois; il y en )endant de plus petites et de plus grosses. Elles ;nt s'étendre sur chaque partie du corps, sournir celles qui ne sont pas pelues ; elles se dévenl même plus tard n'étant pas rare qu'elles Quent à se soulever et à se dessécher l'une après e pendant deux, trois et même quatre semaines >. Wurtemberg, oîi l'on fit de nombreuses expées de cow-pox, on livra à ta publicité dans une de de dix ans (1827-37) plus de 49 rapports de vaccin, dans lesquels on fait mention de quatre -treize vaches qui en ont été infectées. Les réurs de ces rapports se fondaient sur ce que la iie avait devancé ses périodes, sans qu'il y eût ition dans la santé de l'animal, et sur ce qu'il n'a té possible de la propager chez l'homme bien e eût été évidemment contagieuse dans les va- Cinquante vaccinations pratiquées avec cette ne n'eurent aucun résultat, m admet dix sortes d'éruptions se manifestant sur imelles des vaches sous le nom de taux cow-pox. înt de côté les éruptions pustuleuses sympUîmai qui s'associent à d'autres maladies épidémiques, que trois autres variétés qui ne produisent aucun sensible sur l'homme, les cinq autres espèces

0— Paboi.A, vol. \, De ta vavdiialm.

peuvent, d'après Heim, être communiquées à l'hoir et donner immédiatement origine à des symptôi locaux. Ce sont: i" La variole ambrée de Nisse pustules jaunâtres, presque transparentes , -de grosseur d'un haricot, d'une odeur puante, qui crèi vite et dégénèrent en ulcères corrosifs. 2» La riole noire de Nissen qui produit ordinairement d l'homme des ulcères profonds et rongeurs; leur te est noire; ils sont entourés d'une petite aréole geâtre. 3» La variole bleue de Nissen se rencont le plus souvent avec des pustules du volume d'un i à aréole étroite; elle est accompagnée d'une ft légère. Chez les domestiques occupés à traire il ne qu'une petite pustule. 4° La variole blanche formd grosses bulles remplies d'une humeur ichoreuse nâtre, et qui produit des ulcères et des enflures su mains des domestiques. 5" La variole rouge à pusl grosses comme un haricot, sous forme de nœuds p durs et rougeâtres qui se transforment en pe vessies et causent des ulcères dont le caractère duit une incommodité locale sur l'homme qui le;? che. — Geely pei-siste dans sa convinction que le pox illégitime peut facilement se confondre av véritable. Il écrit à cet effet plusieurs pages pour connaître aux médecins les conséquences fun qui dérivent d'une telle confusion. 11 prémunit les cinateurs contre cette forme de faux vaccin qu'i signe sous le nom de variole blanche, et qui, d'j lui, est certainement la plus dangereuse. Il la €

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isi: < Au sixième ou au septième jour de l'éruption la vaccine la variole blanche se présente quelque s sur une peau très-grossière sous forme de petites fsies, élevées, solides, circulaires, bien déterminées, îc une petite aréole de couleup violette ou de chair, » une légère dépression au centre oii se trouve î lymphe d'un clair obscur ».

ions avons nous-mêmes observé en 1869 un cas

nous induit à croire à la possibilité de l'existence a faux cow-pox. Les opinions sont si diverses sur [wint, que*nous croyons utile de rapporter ce fait peu de mots. Nous étant adressés à des vétérires dans le but d'être informés, le cas échéant, de résence du cow-pox, l'un d'eux, M. Puttarelli, vétéûre distingué, nous avertit dans la soirée du 26 noibre, qu'il était venu à sa connaissance que dans

étable du territoire de notre juridiction (à Ceno), il s'était développé une éruption laissant croire existence du cow-pox. Tout heureux de cette imtante découverte nous nous rendîmes sur les lieux s la matinée du jour suivant en compagnie de r'uttarelli, et nous vîmes qu'une éruption pustule s'était manifestée depuis 15 jours sur les maies de sept vaches. La première qui en fut atteinte, imée Allegra, avait été achetée le 11 du même is au marché, et provenait d'une étable où, d'après fiue l'on apprit ensuite, une semblable maladie it attaqué presque toutes les vaches qui s'y trouent. Cette vache ne présentait plus que quelques

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cicatrices et des croûtes d'une teinte châtain obs surtout au centre de la mamelle. Mais il y avait core sur les pis des élevures ovoïdes (1) contei une humeur puriforrae, et semblables aux pustule ta variole humaine par leur volume et leur coul Des autres vaches quelques-unes, comme la Pimi présentaient des croûtes desséchées et des cicatri Les autres avaient une maladie identique consisi en pustules rondes ou ovales, du diamètre de 7 ; millim., aplaties et déprimées au centre. Il y en a de couvertes d'une croûte brunâtre, d' une struc cellulaire, et que l'on ne pouvait vider qu'avec sieurs piqûres. Les pustules aplaties étaient entou d'une aréole pâle; tes tissus inférieurs paraissa un peu engorgés , et la vache manifestait de la leur au moment oii on la trayait. Finalement > les caractères communs à toutes les vaches: dim tion dans la sécrétion du lait, tristesse de la ph; nomie et des yeux, manque d'appétit.

Ces données unies aux caractères des pustuk des cicatrices, nous tirent réellement concevoir Ve rance d'avoir rencontré une éruption de véril cow-pox. Le doute seul d'être arrivés trop tard i désolaiL Cependant nous voulûmes espérer dans I cacité des pustules les plus récentes de la derc vache appelée Castagna.

C'est pourquoi nous en inoculâmes la lymphe

[ï] Ud Mil qu' il f a des pustules bumaine!:; ovotdes.

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re, épaisse et mêlée à un reste de pus sur l'unique he. Mandolin^ non encore infectée, et sur un en- ; âgé de 10 mois qui n'avait pas encore été vaociné,u la petite vérole. Nous recueillîmes en outre deux ts tubes de cette humeur, et entre la soirée même !7 et le lendemain nous vaccinâmes quatre autres frissons et une génisse âgée de 5 mois environ, irtenant à un de nos paysans. Le résultat fut nul ir les enfants et sur la génisse.

andolin seule présenta le 30 novembre des bounoueux à l'endroit de l'inoculation; mais l'éruppustuleuse fit si rapidem>int son cours qu'elle arrivée le 2 décembre à son parfait développet, et que le quatrième jour oii nous nous rendîmes tellement sur les lieux avec le susdit vétérinaire, étaitdëjà entrée dans la période de dessèchement. 3 en détachâmes cependant les croûtes plutôt peet superficielles et d'une teinte jaunâtre. Mais me Castagna avait aussi une croûte régulière préint les caractères du cow-pox, nous la détachâaussi et l'envoyâmes à un vaccinateur distingué r reconnut en vérité certains caractères de covi^mais n'en obtint aucun résultat dans la pratique, fiit de même d'une croûte de la même vache déit le 10 décembre et de deux autres croûtes de dolin délayées avec un peu d'eau, lus observerons encore que cette dernière nous iQta te 8 décembre de nouvelles pustules séroormes, coniques, semblables aux petites élevures

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rariole humaine; mais l'inoculation que n as fut sans effet. Nous signalons en outre la Qce que ce paysan se plaignait de ce que es vaches les croûtes avaient dégénéré eo rongeurs sécrétant une humeur puante, à Bs observations de Jenner.

iption que nous avons décrite, devons-E uer à un vrai ou à un faux cow-pox ? Si r ons au caractère presque épizootique qu'el tré successivement dans deux stables, a pustules et aux croûtes, on pourrait près ïr que c'était du pur cow-pox. Mais si nous is d'autre part: 1° Qu'aucun de ceux qui tr; a, pour autant qu'il nous conste, contracté ïs; 2» Que nous n'avons pu assister au dév( t de la maladie pour en constater le cours 3f Que tous les essais d'inoculation que i fait ont été sans résultat; 4o Que les caract ymphe recueillie nous avaient déjà fait co s doutes sur sa véritable nature ; — Ton ne le la seconde hypothèse n'est pas dénué lents.

peut encore que nous soyons arrivés trop 3cueillir les pustules dans leur période effîi l est de fait que l'éruption que nous obtîi i vache appelée MandoUn, offrit tous les ci 'un cow-pox illégitime analogue au faux Qs l'homme. C'est pourquoi nous ne saui er l'opinion de ceux qui. comme Steinbrei

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