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extrait le contenu.stomacal une demi-heure-seulement après l'avoir réveillée.
Qu'est devenu le chimisme stomacal pendant la période d'insensibilité de l'estomac ?
Après ces séries d'expériences, il arrive aux conclusions suivantes :
Pendant la première demi-heure, le chlore total est
toujours monté au même niveau. ‘Le chlore combiné
organique dans un cas (8° série), s'est élevé au dessus ; dans un autre cas (4° série), s’est abaissé au-dessous du chiffre atteint dans la première série où la sensibilité de l’estomac était normal.
Dans aucun-cas, le chlore total n'a.atteint le-chiffre maximum de la première série.
Hcz à fait défaut dans une série, dans une autre série Aa apparu qu'en quantité faible au bout .de
120 minutes,
Nous croyons pouvoir conclure. de la manière suivante :
« 1° Ces expériences prouvent qu’on peut intervenir sur la marche de la digestion en modifiant la sensibilité de l'estomac.
2 Cette intervention se traduit par une modification des phénomènes chhniques.
3 La Suppression de Ja sensibilité a exercé, quatre fois sur cinq séries d'expériences, une action modératrice et retardante sur l'évolution générale du .chimisme.
Dans un cas, l’action s'est manifestée par une accélération de la digestion à son début. »
Le docteur Tournier a pu guérir ainsi d'une am
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‘ ragie absolue avec vomissements incoercibles, une hystérique malade depuis trois ans par la seule suggestion. Il pense que l'excitation douloureuse de la muqueuse gastrique par un suc trop acide pourrait bien faire sécréter davantage cette muqueuse. C’est bien d’elle en effet que semblent partir les incitations qui vont au centre exciter les centres des nerfs qui président à la sécrétion.
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le chlorure de sodium est de beaucoup le moins toxique.
Cette condition n’est pas négligeable puisqne le principe alcalin doit être donné à hautes doses. De plus, au contact de l'Hez le bicarbonate de soude dégage de l’acide carbonique et il est probable que ce gaz exerce une action sédative sur la muqueuse gastrique. Enfin le chlorure dé sodium est laxatif, propriété fort utile dans le traitement ou domine la constipation. »
Tels sont ses avantages. Nous ne parlerons pas deses inconvénients, nous n’en connaissons pas. Nous avons vu à quelles doses considérables nos malades avaient absorbés du bicarbonate de soude sans Jamais aucun trouble de l’organisme imputable à ce médicament. Nous avons sur cette question consulté MM. les Docteurs. Bouveret et Tournier, leur opinion est que pendant leur longue pratique des maladies d'estomac, ils n’en avaient Jamais rencontré, quel que soient les doses a bsorbées.
Toutefois, on à fait récemment un reproche précisément à ceux qui emploient ce médicament à haute dose. Si on donne trop de bicarbonate de soude, on neutralise complètement le contenu stomacal et au moment où ce contenu passe dans l'intestin au lieu d’exciter la sécrétion du suc pancréatique et de la bile, il lentrave et nuit ainsi à l’émulsion. des graisses.
En effet, M. Dolinski (1) prouve par des expé-
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(D Dolinski. — L'acide comme stimulant Pancréatique. Archives des sciences biologiques de l'Institut impérial de St-Petersbourg, 95, t. LE, N°5,
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riences faites sur des chiens à fistule gastrique la vérité de cet argument, et il conclut comme Becker qui l’avait précédé dans ses recherches que : «€ L’introduction dams l'estomac des solutions alcalines détermine constamment une moindre sécrétion du suc pancréatique que l'administration de la même quantité d’eau : il explique ce fait par la diminution de la réception et considère cette dernière comme un stimulant de la sécrétion pancréatique. »
Pour faire ses expériences il se sert comparativement de bicarbonate de soude et de suc pancréatique liquide essentiellement alcalin. Il conclut que : « Chaque fois qu'on neuütralisait au milieu de la sécrétion pancréatique la plus active, l'acidité du suc stomacal, la quantité du suc pancréatique diminuait considérablement. » |
Cette action antisécrétoire du bicarbonate de soude est donc parfaitement démontrée, toutelois, M. Dolinski pense que éét inconvénient ne doit pas être trop considéré, car si d’un côté il arrête la sécrétion pancréatique par son action neutralisante, il excite au contraire cette sécrétion par l'acide carbonique qu'il dégage. « Il est nécessaire de noter que les effets déprimant du bicarbonate de soude s’atténuent par ce fait que l'acide carbonique se formant dans l'estomac présente à son tour un stimulant de la sécrétion pancréatique.
Quant au bicarbonate de soude, il convient de l’absorber comme le veulent Bouveret, Reichmann, Boas, c'est-à-dire après le repas et les doses fractionnées.
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En pratique et dans la plupart des observations que nous avons rapportées, le docteur Tournier le donne à la dose de 14 grammes par jour, quelquefois 20 et 25. Il fractionne cette dose en huit cachets. Le malade doit prendre la première prise au moment du premier malaise; ce moment ne peut-être fixé d’une facon précise pour tous les malades ; tel, ressent une douleur une heure et demie après les repas, et chez tel autre elle n'apparaîtra que trois heures après l'absorption des aliments.Les autres prises devront suivre la première d’heure en heure ou de demi-heure en demi-heure suivant la rapidité avec laquelle les phases de la digestion s'accomplissent.
CT