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Fig. 5. — Variation du courant recueilli dans la chambre en fonction du potentiel appliqué (source étalon).
Elle est pratiquement atteinte pour une intensité de 10° u.e.s. à condition que le rayonnement agisse assez uniformément sur le gaz de la chambre.
Une exploration complète des propriétés de la chambre résidant dans les variations de à en fonction des deux paramètres V et 5, a été faite par l’étude de la décroissance de l’iode radioactif ‘I. Les mesures de l'intensité recueillie sont faites par roulement avec quatre tensions différentes : 395, 196, 82 et 41 volts, tandis que 3% varie en fonction du temps suivant une loi exponentielle exactement connue, grâce à l’étalonnage précis de Hull et Seelig (14), qui attribue
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à l’iode 128 la période 24,99 0,02 minutes. Comme nous l'indiquerons dans la deuxième partie, nous avons retrouvé nous-mêmes ce résultat avec une précision moindre.
La source radioactive est obtenue en irradiant IC;H; par les neutrons ralentis dans la paraffine issus du cyclotron du laboratoire de M. Joliot au Collège de France. ‘1° est extrait par une solution de SH;. Ensuite il est précipité à l’état de 1:Pd, ce qui le débarrasse des traces de brome (15), dont l’un des isotopes radioactif de période 18 minutes serait particulièrement gênant. La seule impureté radioactive qui puisse être décelée est une trace de ‘#1 de période 14 jours, dont l'activité initiale est, après une irradiation de 1 heure, 400 000 fois plus faible que celle de ‘’[. Ce faible terme correctif a été retranché du courant mesuré, au même titre que le mouvement propre (qui lui est d’ailleurs plusieurs fois supérieur).
L’intensité 3 ainsi calculée est corrigée de la Meme 0 de l’iode,
c'est-à-dire qu’on forme la quantité Y —log;s 3 + logo 2
Æ 00 (£ étant le temps moyen de chaque mesure, compté en minutes à partir d’une origine quelconque). À une constante près, Ÿ n'est autre
que log © (% courant maximum qui pourrait être obtenu moyen-
nant une tension assez élevée). En effet 3%, décroît exponentiellement avec la pério:le de 25 minutes et le logarithme de son inverse varie comme le deuxième terme de Y.
On obtient ainsi (fig. 6) un réseau de courbes représentant Y en fonction du temps, c'est-à-dire du logarithme de 55, pour les différentes tensions de polarisation V choisies. On peut extrapoler au moyen de la loi en 1/v pour déterminer la droite horizontale Y — Y, qui correspondrait à une tension infinie. Enfin, la quantité envisagée plus haut, —(5, —3)/3,, se déduirait facilement de Y, — Y et, si elle peut être considérée comme un infiniment petit, elle est équiva-
lente à (Yo — Y).
Cette étude a été faite pour un dépôt d'iode de 6 em. de diamètre, placé sous la chambre à 14 cm. de sa partie inférieure. Dans ces conditions, la fenêtre de la chambre reçoit un rayonnement de densité à.peu près uniforme. Les mêmes mesures ont été faites avec un dépôt de 2,2 mm. de diamètre, placé à 2 cm. de la chambre. Cette source plus fine, placée plus près, envoie dans la chambre un rayonnement localeinent plus concentré. On prévoit donc des pertes par recombinaison plus importantes pour une même intensité 59. L'augmentation constatée est de l’ordre de 20 0/0.
L'utilisation pratique de la chambre ayant lieu entre ces deux cas limite, il sera possible de tenir compte de cette cause d’erreur et d'apporter une correction souvent assez précise. Cependant elle peut
dépendre encore de la nature du rayonnement et de son énergie. A ce sujet on peut attendre que les rayons f et y auront pratiquement les mêmes effets (la chambre n’est d’ailleurs pas faite pour recevoir des rayonnements corpusculaires lourds). C’est ce que nous avons véritié avec une source de radium de 8 microgrammes, n’émettant que des rayons y, placée dans deux positions différentes. Les courbes de satu-
Intensité de courant
ués1 OS 02 01 005 002 O0! 0005 0,002 0001 00005 AE PT PRE TPS l'OS NORGE SRE ISERE SNS SURNDI AUS REED DE EE SP RER : DEP med
J 0 1 2 3 & heures
Es
log. décimal de l'activité corrigée dela décroissance de l'iode
Fig. 6. — Pertes de la chambre d’ionisation.
ration obtenues se confondent avec celles de l'iode radioactif B, placé dans les mêmes positions et produisant les mêmes courants.
Enfin, on verra plus loin que cet étalonnage des pertes a élé mis à profit dans la mesure de la période du vanadium, où il a donné des résultats cohérents. En pratique, avec une tension de 4oo volts les pertes peuvent être négligées pour les intensités inférieures à 0,02 u. e.s. Le mouvement propre est de l’ordre de 2.10—Ÿu.e.s.
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