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chez elle l’afflux leucocytaire, si une circonstance quelconque vient en aide à cet exode des leucocytes. Or, les bactéries el leurs produits de sécrétion, à dose modérée, étant doués d’un pouvoir chimiotactique positif, favorisent hautement cette diapédèse.
Il paraît en ressortir que la formation rapide et importante des anticorps, à la suite d’une inoculation antigénique intravésiculaire, serait due partiellement à la position particulièrement favorable de la vésicule dans l’organisme. Située à l'un des plus riches carrefours vasculaires, elle peut détourner très rapidement, sous l'influence ‘de substances attirantes, le flux leucocytaire qui circule dans les mailles de cette énorme éponge qui constitue Je foie ; elle peut, inversement, répandre dans l'organisme, par les mêmes voies, toutes ces substances actives, tous ces anticorps complexes, ces récepteurs immunisants qui se sont élaborés au sein même de la vésicule.
Si l'on vient à rompre chez un lapin toute communication hépato-vésiculaire, il ne saurait y avoir et il n’y a point, en effet, élaboration d'anticorps. |
Exemple : Lapin n° 88, inoculé le 2 novembre intravésiculairement avec une culture cholérique en eau peptonée.
Les adhérences entre le foie et la vésicule ont été déchirées; la vésicule, totalement dégagée, est ligaturée à son col; afin d’entraver la néo-formätion de tissus qui pourraient réunir le foie à la vésicule, cette dernière est isolée de la glande hépatique par une membrane de gaze collodionnée.
8, 15, 20 et 30 jours après l'opération, le taux agglutinatif est resté ce qu'il était antérieurement, c'est-à-dire égal à 1/5.
A l'autopsie, on rencontre une vésicule légèrement atrophiée, recroquevillée, contenant encore des vibrions, mais point de leucocyles. KE
En résumé, dans mon procédé d'inoculation, tout se ramène à une lutte entre l’antigène inoculé et les leucocytes attirés dans la vésicule, et à la suite de laquelle, si les leucocytes ont le dessus, il y a production d'anticorps.
Les bactéries peu virulentes et les substances inertes, telles qu'hématies, albumines, elc., inoculées dans la vésicule, y restent jusqu'à complète désintégration par les leucocytes. La
réaction leucocytaire que l'on trouve toujours à l'autopsie en est la preuve. Mais si l’on inocule un antigène qui ne tarde pas à se généraliser, les phénomènes leucocytaires intravésiculaires sont réduits à leur strict minimum. Il y à donc là un état leucocytaire très net : avec antigène se généralisant dans l'organisme, réaction leucocytaire nulle localement, mais générale; avec antigène restant localisé dans la vésicule, réaction leucocytaire locale intense et absence de réaction générale
appréciable. La formation des anticorps sera en relation directe avec cette réaction leucocytaire.