PROPRIÉTÉS DU SÉRUM
Le sérum, obtenu par les procédés cités dans les chapitres précédents, présente les propriétés que l’on rencontre dans tout sérum immunisant, préparé avec les corps bactériens et avec des toxines.
Il diffère donc des sérums anticholériques obtenus habituellement par ce fait qu'il est non seulement antibactérien, mais également antitoxique.
Avec ces deux propriétés fondamentales, se manifestent d'une part les pouvoirs agglulinants, bactéricides et sensibilisateurs, d'autre part le pouvoir précipitant.
Agglutination. — L'agglutination étant le phénomène le plus simple à constater, Le plus facile à évaluer d’une façon précise, nous avons, afin de déterminer l’état d'immunisation active ou passive des animaux, procédé à la recherche du taux agglutinatif des sérums. Quoique l’agglutination ne soit qu’un phénomène contemporain de l’immunisalion et non en rapport avec la valeur propre de cette immunisation, cependant, d’une façon générale, dans tous les cas que nous avons relatés, le pouvoir préventif du sérum s’est montré nettement parallèle à son taux agglutinatif.
A la suite de l’inoculation intravésiculaire, le taux aggluti-
natif, qui préalablement chez un lapin neuf varie entre 0 et1 p.5, commence à s'élever du 5° au 8° jour, atteint son maximum du 8° au 12° ou 15°, pour, à partir de cette époque, rester généralement stationnaire (1).
A la suite d'injections intraveineuses consécutives à une inoculation intravésiculaire, le taux agglutinatif augmente
Fré:5:
dans des proportions beaucoup plus élevées et surtout avec plus de rapidité.
: Re Û L'hyperimmunisation serait done obtenue plus vite et plus intensément que l’immunisation première. C’est ce que montre
la figure 5, où l’on voit nettement la: marche ascendante du taux agglutinatif.
(1) Pour déterminer le taux agglutinatif, nous devons décrire le procédé employé, puisque, suivant la méthode à laquelle on a recours, on obtient des PÉHIERtS différents : On ajoute à un tube de culture de vibrions sur gélose de 24 heures à 27 degrés, 20 centimètres cubes d'eau physiologique, puis <a agite, de façon que la couche microbienne soit totalement diluée dans Be On filtre sur papier. On met !8 gouttes de culture dans des tubes pre ogués à ceux employés pour la réaction de Wassermann, puis on ajoute 2 gouttes de sérum: on a une dilution à 1 p. 10. 2 gouttes de ce mélange dans 18 gouttes de culture donnent une dilution à 1 p. 100, et ainsi de suite. On laisse deux heures à l'étuve à 37 degrés, après quoi à vérifie macros- Copiquement et microscopiquement l’agglutination
“2e. Lea
Pouvow bactériolytique. — Le sérum frais ne limite pas sa puissance ?n vitro dans l’agglutination en amas floconneux et neigeux des cultures de vibrions en suspension dans l’eau physiologique; mais, bactéricide et bactériolytique, il transforme les vibrions déjà immobilisés en granules tendant à se dissoudre dans le milieu ambiant (exp. de Bordet) et il les lyse totalement. Les ensemencements, par le procédé de Nicolle; restent la plupart, après quelques heures, négatifs.
Pouvoir sensibilisateur. — Le sérum frais renferme des sensibilisatrices, mises en évidence par la méthode de Bordet et Gengou. Ces sensibilisatrices se sont toujours montrées en abondance dans tous les sérums essayés en procédant d’après la tableau suivant classique.
SÉRUM SEGUE hémolytique de moutons lapin anti-mouton.
dilués chauffé à 1 p- 20. 1/2 heure à 55 dgerés.