‹ De la vesicule biliaire envisagée comme lieu d'inoculationChapitre 30 sur 48 · après l'injection: . ., +. . SES ERA S Ex · texte numérisé non relu

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phénomènes réactionnels que l'animal qui a reçu d'emblée le sérum et la culture mélangés.

Ces expériences permettent de dire que le sérum est nettement antibactérien, puisque, injecté préventivement, il est capable d’empècher l'éclosion des phénomènes cholériformes provoqués par l'injection de cultures virulentes.

Ajoutons que l'animal qui a reçu le mélange : vibrion + sérum, sans offrir de réaction générale, n’est point capable par contre de fournir un sérum doué de propriétés bactéricides. Son sang ne présente aucun des caractères des sérums immunisants : dans notre expérience, 42 jours après l’inoculation du mélange précité, ce sang ne renfermait ni agglutinines, ni précipitines, ni sensibilisatrices, ni antitoxines. Inoculé à cette époque avec une culture pure, vibrionnienne, identique à celle qu’il reçut la première fois, l'animal a conservé sa sensibilité antérieure vis-à-vis du choléra ; lui et le témoin se comportent de même, mourant tous deux en hypothermie, d'intoxication cholériforme avec lésions intestinales plus ou moins prononcées suivant la rapidité de l’évolution morbide.

Il en résulte que l’animal n'était pas immunisé, quoique ou plutôt précisément parce que le sérum ajouté aux vibrions ainsi sensibilisés était en trop grande quantité, et comme l'a dit Besredka (1) : « lorsqu'il se trouve en excès, les microbes injectés en même temps que lui traversent l'organisme sans que l'animal en garde le moindre souvenir ».

Autrement dit, dans ces conditions, la conservation de la sensibilité à l’intoxication cholérigne, la mort lors d'une seconde injection vibrionnienne, prouvent nettement que les principes toxiques et les vibrions contenus dans le mélange antérieur avaient été nettement détruits et neutralisés par ce sérum [expérience positive des réactions paradoxales de R. Pfeiffer et Friedberger] (2).

Pouvoir antitoxique. — Afin de déterminer le pouvoir antitoxique des sérums, nous avons eu recours à deux sortes d’expériences, en faisant agir le sérum sur :

1° La toxine préparée artificiellement;

(1) Annales de l'Institut Pasteur, 1902, p. 922. (2) Berliner Klin. Wochenschrift, 1902, n° 25.

2 La toxine fabriquée naturellement par l'organisme (choléra expérimental). |

1° a) La méthode de Roux, Metchnikoff et Salimbeni pour la préparation de la toxine cholérique ne nous a fourni qu'un liquide très faiblement toxique: et cette toxicité très atténuée est peut-être due au pouvoir toxigène restreint du vibrion que nous avions.

6) La méthode de Brau et Denier que nous employâmes ensuite nous a donné des résultats à peu près analogues.

Nous n’obtinmes jamais une toxine normale, moyenne, équivalente à celle de Salimbeni, c’est-à-dire déterminant la mort du cobaye par la seule injection sous-cutanée de 1 centimètre cube. Nous dûmes avoir recours à des doses 10 ou 20 fois plus fortes pour obtenir la mort en 48 à 52 heures, et dans quelques cas les témoins survécurent.

Toutefois, dans leur ensemble, en opérant sur un nombre relativement élevé de cobayes (16), nous pûmes nous rendre compte que le mélange de sérum et de toxine était indifférent à l’animal, et que l'inoculation préventive de sérum empêchait tout développement de phénomènes morbides lors d’une injeclion de toxine faite 12 ou 24 heures après; les témoins par contre, étaient sérieusement éprouvés, et un certain nombre mouraient.

c) L'autolysat de cultures cholériques d’après la méthode de Strong (1) nous a donné des résultats analogues, mais en employant également, vu le faible pouvoir toxigène de nos cultures, des doses beaucoup plus fortes que celles qui sont généralement usitées.

2° Nous essayâmes ensuite le sérum, non plus sur unetoxine plus ou moins virulente et ne se rapprochant peut-être que vaguement des produits élaborés par le vibrion cholérique au niveau de l'intestin et lancés de là dans l'organisme, mais sur l'animal atteint de choléra, c’est-à-dire précisément sur celte toxine diffuse en tous points.

Pour provoquer le choléra expérimental, nous employämes le procédé de Metchnikoff (2), qui consiste, comme l’on sait, à

(4) Publications of the bureau of government. Lab. biolog. laborat., no 16, 1904, Manille.

(2) Annales de l'Institul Pasteur, 1894.

faire ingérer à de jeunes lapins à la mamelle, âgés de 2 à 6 jours, des cultures cholériques associées à des espèces microbiennes favorisantes et principalement une sarcine et une torula (ou cryptococcus) à raison de 4 tube de culture de 148 heures à 37 degrés sur gélose, de chacune de.ces bactéries : choléra, sarcine et torula; La mort arrive entre 40 et 60 heures, généralement en hypothermie; à l’autopsie on trouve des lésions typiques congestives de l'intestin avec teinte hortensia de l'intestin grêle, rempli d’un contenu diarrhéique et de grains riziformes blanc jaunâtre ou jaune d'or; de la distension de la cavité abdominale contenant un liquide louche, séreux, etc. ‘La difficulté de nous procurer de petits lapins à limité le nembre de nos expériences; nous avons fait 5 essais que voici, brièvément résumés

Premier essai. — A1 mai. Sérum frais, agglutinant à 4 p. 4.000, provenant du lapin n° 8 inoculé intravésiculairement ! mois auparavant; ce sérum est injecté sous la peau à raison de 2,5 centimètres cubes par animai, 48 heures avant l'ingestion du mélange choléra-sarcine-torula.

‘ Age des lapins au moment de l'ingestion : 52 heures.

Ayant reçu le sérum .:.. ... . + - + + » - « - - 2 lapins. Ayant reçu le choléra seul . . . . . . - + - . . : 2 — N'ayant reçu ni choléra ni sérum. . . . . + - - - 1 lapin.

Les 2 témoins (choléra seul) meurent, l'un 36, l'autre 48 heures après l’ingestion. Les 3 autres survécurent, indemnes.

Deuxième essai. — 8 novembre. Sérum frais agglutinan: à 1 p. 2.500, provenant d'un lapin hyperimmunisé (inoculation intravésiculaire suivie de 2 injections intraveineuses). Ce sérum est inoculé à raison de 3,5 centimètres cubes sous la peau de chacun des animaux 48 heures avant l’ingestion du mélange (choléra-sarcine-torula).

Age des lapins au moment de l'ingestion : 36 heures.

AvantireCusle SÉTUMERN RE CEE 4 lapins.

Avantrecu le choléra seul RER 2 lapins.

N'ayant recu ni Sérum niNChOÏIÉ AT IE EN À lapin.

Les 2 témoins (choléra seul) meurent, l’un 24, l’autre 30 heures après l’ingestion, avec lésion cholérique typique. Un

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