SES ÈS DRE —— = = SE
o un = — PES RU CS
== = =. Se FREE SRE a = SÉsre
Fic. 6
toxines typhiques, tandis que les animaux, traités préventivement avec le sérum, survécurent.
Les bacilles que nous employâmes, malgré les tentatives d’exaltation de virulence par les passages en séries chez le cobaye et par des cultures en sacs (Chantemesse et Widal), (Chantemesse et Balthazard), n’atteignirent jamais, quoique possédant des propriétés toxiques certaines, une virulence très grande ; ceci explique la mort lente des témoins.
Le même sérum, essayé comme agent neutralisateur de la toxine typhique, a donné des résultats analogues.
La toxine, préparée suivant la méthode de Conradi, tuait les témoins en injection intrapéritonéale, et préservait les animaux qui, dans la cavité péritonéale, avaient reçu 48 heures auparavant le sérum immunisant, ou recevaient extemporanément un mélange de sérum et de toxine laissé préalablement 2 heures
RL Peu
à 37 degrés. Les animaux témoins moururent presque tous (4 sur 5) lentement, quoique la toxine fût injectée en quantité très grande : 5 centimètres cubes pour de jeunes lapins de 650 à 700 grammes ; on dépassait ainsi de beaucoup les doses mortelles employées par Conradi (0,2 cent. cube) en injection intrapéritonéale chez le cobaye.
Avant de terminer ce chapitre, rapportons un fait qui peut être rapproché de ceux que nous avons relatés précédemment, dans la première partie.
Le lapin n° 1, inoculé intravésiculairement le 12 avril, fournissait, 8 jours après l’opéralion, un sérum agglutinant à 4 p. 750. Les 15°, 20° et Aie le taux agglutinalif était resté identique.
Le 1° juillet, c'est-à-dire après 2 mois el demi, le taux
agglutinatif était redescendu à 4 p. 5, chiffre initial.
bre sérum du lapin n° 2 inoculé le même jour que le lapin n° À présente, un mois après l'opération, un pouvoir agglutinant égal à 1 p. 1.000, taux qu'il maintenaitencore le 1* juillet.
A l’autopsie, le lapin n° 1 ayant été sacrifié, on remarque que tous les organes sont sains, mais que la vésicule biliaire n'offre pas les dimensions qu'on s'attendait à lui trouver; petite et recroquevillée, elle présente sur une de ses faces un pertuis, signe d'une rupture antérieure.
De ce fait, 1l semble résulter que les anticorps ne se fabriquent et ne restent en circulation dans l'organisme qu’autant que la vésicule qui les engendre subsiste indemne. Si, pour une cause quelconque, la vésicule se rompt, les antigènes se répandent dans la cavité péritonéale ; là, surtout lorsque l’inoculation a eu lieu très longtemps avant, et qu'ils sont ou atténués où en faible porportion, ils ne causent qu’une réaction infime et ils disparaissent résorbés ou éliminés. De nouveaux anticorps ne peuvent se former, et quant à ceux qui sont répandus dans l'organisme, ils ne tardent pas à disparaître également.