‹ De la vesicule biliaire envisagée comme lieu d'inoculationChapitre 39 sur 48 · EASY · texte numérisé non relu

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temps une forte agglutination. Le sérum provient d'un lapin inoculé À mois 1/2 auparavant dans la vésicule biliaire avec une émulsion de bacilles tuberculeux virulents.

Cobaye 76 reçoit préventivement en injection sous-cutanée & centimètres cubes de sérum, puis 24 heures après, une inoculation de bacilles tuberculeux.

Cobaye 77 reçoit, en injection sous-cutanée, une culture tuberculeuse seule (animal témoin).

Chez les 3 cobayes, les cultures tuberculeuses inoculées étaient équivalentes en quantité : 1 üse de bacilles tuberculeux de quinze jours sur gélose glycérinée à 37 degrés.

Le témoin 717 meurt 34 jours après l'inoculation, avec des lésions tuberculeuses (rate, foie contenant des bacilles tuberculeux), après avoir présenté un amaigrissement notable.

Le cobaye 75 est tué à même date. Poids légèrement diminué. À l’autopsie, ganglions de la grosseur d’une noisette au niveau du point d’inoculation avec contenu caséeux et bacilles mais sans suppuration. Le foie, la rate et le pancréas contiennent quelques bacilles tuberculeux.

Le cobaye 76, tué également le même jour, a augmenté de poids. Il présente un ganglion à contenu caséeux avec zone périphérique sclérosée, au point d'inoculation. Très peu de bacilles dans ce pus. Les organes sont normaux : le foie et la rate ne contiennent aucun bacille; absence de bacilles également dans les autres organes.

Troisième cas : Cobaye 23. Reçoit en injection sous-cutanée 9 centimètres cubes de sérum provenant d’un lapin inoculé dans la vésicule biliaire 1 mois auparavant avec culture tuberculeuse virulente, puis 2 heures après cette première injection un mélange de 4 centimètres cubes du même sérum et 2 spatules (environ 6 ôüses) de bacilles tuberculeux (culture de 23 jours sur pomme de terre glycérinée à 37 degrés).

Cobaye 24, témoin, recoit une culture tuberculeuse seule, en quantité équivalente à celle qui a eté inoculée au cobaye précédent.

31 jours après l'inoculation, le témoin meurt, amaigri, avec lésions tuberculeuses généralisées (rate et foie contenant des bacilles tuberculeux).

Le cobaye 23, alors bien portant, et ayant augmenté de

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poids, est tué le mème jour. Ganglions de la grosseur d’une noisette au niveau du point d’inoculation, avec zone fibreuse périphérique. Le contenu caséeux renferme des bacilles en assez grande proportion. Aucune généralisation : tous les organes sont sains; le foie et la rate ne renferment aucun bacille.

De tous ces faits il résulte que les injections sous-cutanées de cultures vivantes et virulentes de tuberculose aviaire, à dose très élevée, ont tué, en provoquant des lésions de tuberculose généralisée, les témoins en 30 à 35 jours. Par contre, les animaux qui ont reçu préventivement, en injection souscutanée, du sérum d'animaux vaccinés intravésiculairement, à la dose de 10 centimètres cubes, résistent, ne présentant qu'une lésion locale, au niveau du point d'inoculation, et aucune généralisation du bacille après plus d’un mois. Les doses moins élevées, injectées préventivement ou mélangées à la culture tuberculeuse, semblent insuffisantes.

Le mélange de culture tuberculeuse et de sérum en quantité suffisante, provenant d’un animal vacciné, paraît avoir perdu sa virulence. Les résultats furent toujours identiques, quoique les expériences tendant à établir ce fait fussent par 5 fois répétées. Elles peuvent être, dans leur ensemble, résumées ainsi :

Lapin À, recoit un mélange de 5 centimètres cubes de sérum d’un lapin inoculé intravésiculairement 1 à 3 mois auparavant, et d’une culture tuberculeuse (1/8 tube de culture de tuberculose aviaire sur gélose glycérinée de 1 à 2 mois à 37 degrés, diluée dans 10 centimètres cubes d’eau physiologique). Le mélange bien agité a été laissé en contact 2 heures à 37 degrés. On inocule les 10 centimètres cubes dans la veine marginale de l'oreille d'un lapin neuf.

Lapin B, sert d'animal témoin; il reçoit, en injection intraveineuse également, la même quantité de bacilles tuberculeux, dilués dans la mème quantité d’eau physiologique.

Après une période de 12 à 15 jours, l'animal témoin B meurt de tuberculose à type Yersin.

L'animal À, ayant reçu le mélange, résiste et ne présente à aucun moment une réaction quelconque, pouvant se traduire par une diminution de poids ou une élévation de température.

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Sacrifié 2 mois après l’inoculation intraveineuse, l'animal, en parfait état, ne montre aucune lésion tuberculeuse.

Il s'ensuit donc qu’une culture tuberculeuse, additionnée de Sérum selon le mode indiqué, paraît totalement avirulente alors que la même culture, injectée seule, cause la mort de l'animal témoin très rapidement.

Le mélange préparé comme nous l'avons dit ci-dessus, et laissé 2 heures à l’étuve à 37 degrés, n’est plus, à l'inverse du tube témoin qui ne renferme qu'une émulsion de bacille tuberculeux, une solution trouble et laiteuse. Le liquide s’est séparé en 2 couches absolument nettes et distinctes : l'une inférieure, pâteuse, floconneuse, blanche, dense, composée exclusivement de bacilles; l’autre supérieure, claire, ambrée, qui n'est autre que le sérum surnageant. Il y a donc eu agglutination tolale ou précipitation en 2 heures de tous les éléments bacillaires sous l'influence du sérum. Cela peut permettre, & priori, d'interpréter les différences essentielles de réactions que l'on constatera chez les animaux injectés ou témoins.

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