Enajrlopédio, art. Hi.-nsilUité
2. n Meietiir im'fafjililfis intpr primarias proprietates corpo- « vumrecipi^utquœaaimalibus omnibus est comii)miis,eommqne « foitè vifuin sala aljwlrit... » Ziinnieiniauu : Dissertatio physiolofjica dn irritutjilitate, p. 70. Gœtingue, 1751.
3. Tissot : Vie de Zimmcnnann, p. 11 et suiv. — Genèvp, 1797. Voyez aussi le Discmirs préliminaire que ce même Tissot a mis en tète de sa traduction des Mémoires d'H'aller rar lu nature seusifj/e et irritable des parties du corps animal, p. v.
4. Tissot : Discours préliminaire, mis en tète des Mémoires sur hi nature sensible et irritable des parties du corps animal , p. v.
5. Mémoires sur la nature sensible et irritable îles parties du rijrps animal , t. IV, p. 97.
avait été comme de Glisson ' ; el c'est de Glissoii même qu'elle tenait ce nom d'inifabilité.
En second lieu, elle n'est pas la vie même, ni même la propriété première de la vie; car au-dessus d'elle il y a la sensibilité, comme, au-dessus du muscle, il y a le nerf.
Enfin, elle est subordonnée au nerf par un autre côlé encore ; car, indépendamment de la sensibilité, le nerf a une autre faculté, la motricité, faculté nouvellement démêlée de la sensibilité, et qui est la faculté même (elle et non la sensibilité) en vertu de laquelle le wer/'agit sur le muscle et le contraint à se mouvoir sous les ordres de la volonté.
ni. — De deiu adversaires particuliers d'Haller.
Dans cette foule d'adversaires que lui suscita sa belle découverte de X irritabilité, Haller en rencontra deux d'une nature très-singulière.
Le premier fut Whytt, espèce de stahlien attardé qui s'imagina être fort habile que de soutenir contre Haller que \ irritabilité, cette prétendue grande découverte, n'était autre chose que Yâme ^.
Haller lui répondit très-bien qu'à ce compte
I. Tractatus de ventriculo et intcstinis. Londini, 1677. '2. Essaij on vitut motion in animais. Édimb., 1751.
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ïdme serait donc divisible, cdiT Y irritabilité subsisle dans les parties coupées et divisées.
« Nous ne pouvons nous empêcher, lui dit-il, de « sentir notre àme et d'être convaincu qu'elle reste « en entieraprès la séparation d'un doigt, sansqu'au- « cune colonie en soit partie pour animer ce doigt, « et pour y exciter des mouvements à l'occasion « des irritations. L'àme de ce doigt , qui n'est « plus la mienne, et dont je ne sens plus les sensa- « tions, sera sûrement, dans l'opinion de M. Whytt, « une portion d'àme entièrement séparée de celle « qui m'anime '. »
Ce premier adversaire, Whytt, raisonnait très-mal; mais du moins était-ce un adversaire digne d'Haller. Il n'en fut pas de même du second.
Je veux parler de ce fou de La ÎNIettrie , de ce drôle de corps, de ce monomaniaque de matérialisme» Il s'empara de V irritabilité; prétendit l'avoir découverte; écrivit son livre stupide : V Homme-Machine; et, pour comble d'effronterie, dédia ce livre à Haller.
Haller eut le tort de prendre trop au sérieux de telles sottises. Il allait mèrne s'abaisser jusqu'à répondre à La Metlrie, lorsque fort heureusement
1. Mémoires sur la nature sensible et irritable des parties du corps animal, t. IV, p. 121.
(fort heureusement pour la dignité d'Haller), La Mettrie mourut '.
La mort de l'impudent n'apaisa pas le grand homme : « Feu M. de La Met trie, » dit Haller, et cela dans son beau ftlémoire sur Virn'labilité, « a « fait de l'irritabilité la base du système qu'ilapro- « posé contre la spiritualité de l'âme : après avoir « dit que Stalil et Boërhaave ne l'avaient pas con- « nue, il a le front de s'en dire l'inventeur ; mais a je sais, par des voies sûres, qu'il tenait tout ce « qu'il pouvait savoir là-dessus d'un jeune suisse « qui, sans être médecin, et sans m'avoir jamais « connu, avait lu mes ouvrages et vu les cxpérien- « ces de l'illustre M. Albinus : c'est là-dessus que La « Mettrie a fondé ce système impie, que ses expé- « riences mêmes servent à réfuter. En effet, puisque a l'irritabilité subsiste après la mort, qu'elle a lieu « dans les parties séparées du corps et soustraites à « l'empire de l'àme, puisqu'on la trouve dans toutes « les fibres musculaires, qu'elle est indépendante « des nerfs, qui sont les satellites de l'àme, il paraît « qu'elle n'a rien de commun avec cette Ame,
1. Voltaire raconte celte mort en termes tiès-dignes au. personnage : « Ce La Mettrie, cet homme-machi»p, ce jeune inéde- « cin, celte vigoureuse santé, cette folle imagination, tout cela « vient fie mourir pour avoir mangé, par vanité, tout un pâté « (le faisan aux triiffi^s. » {L"ffre du 13 novpmln-p 1751. )
« qu'elle en est totalement différente, en un mot, a que l'irritabilité ne dépend point de l'àme, et « que par conséquent l'àme n'est point l'irrita- « bililé '. »
1. Mémoires sur la nature sensible et irritable des parties fin corps animal, t. I^""^ p. 90.