‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 35 sur 229 · SÉPARATION DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA PERCEPTION · texte numérisé non relu

SÉPARATION DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA PERCEPTION

Il y a une de mes expériences qui sépare nettement la sensibilité de la perception.

Quand on enlève le cerveau proprement dit {/obrs ou hémisphères cérébraux) à un animal, l'animal perd la vue.

Mais, par rapport à l'œil, rien n'est changé : les objets continuent à se peindre sur la rétine; Viris reste contractile, le nerf optique sensible, parfaitement sensible. Et cependant l'animal ne voit plus ; il n'y a plus v«5/o;i, quoique tout ce qui e?,t sensation subsiste ; il n'y a plus vision, parce qu'il n'y a plus perception. \ Le percevoir, et non le sentir, est donc le premier élément de \ intelligence.

La perception est partie de Y intelligence, car elle se perd avec V intelligence, et par l'ablation du même organe, les lobes ou hémisphères cérébraux ; et la sensibilité n'en est point partie, puisqu'elle subsiste après la perte de X intelligence et l'ablation des lobes ou hémisphères.

CIIAPITUE V.

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