‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 49 sur 229 · Mais plus compUtemeut quand on l'a ouverte · texte numérisé non relu

Mais plus compUtemeut quand on l'a ouverte

uii mouvement, un battement du cerveau qui répond, coup pour coup, au batlemenl des artères.

Sur un cliien, j'ai compté, à plusieurs reprises, 68 mouvements du cerveau par minute, et 68 battements do l'artère crurale. Le nombre des mouvements de la respiration du thorax n'était que de 24.

Sur un second chien , on a compté '20 mouvemcnls du thoiax , 80 mauvemrnts artériels du cerveau, et 80 pulsatioîis de l'artère crurale.

Une heure après l'opération, le nombre des battements du cerveau sur ce dernier chien était de 104, ainsi que celui des battements de l'artère; le nombre des mouvements du thorax était toujours de '20.

Je n'ai pas besoin d'ajouter que, sur ces deux chiens, indépendamment du mouvement artériel du cerveau , du mouvement qui répond au battement des artères, on voyait aussi , et très-nettement , le mouvement respiratoire , le mouvement qui répond aux mouvements du thorax. Sur le premier chien , le nombre des mouvements respiratoires du cerveau était do 26 par minute, comme celui des mouvements du thorax; et sur le second, il était de 20, comme celui du thorax encore.

Les deux mouvements du cerveau sont donc très-distincts : l'artériel répond au mouvement des artères, et n'est point influé par la respiration; le respiratoire répond aux mouvements de la respiratio i, et il est toujours influé par eux, de telle sorte, par exemple, que plus l'inspiration est forte, plus le cerveau s'affaisse, et que plus l'expiration est forte, plus il se gonfle.

J'ai obtenu sur des lapins les mêmes résultats que sur

les chiens; et j'ai vu, de même, les deux mouvements du cerveau : celui qui répond aux artères, et celui (jui répond à la respiration.

J'ai compté sur un lapin , immédiatement après l'application du trépan , 80 mouvements artériels du cerveau par minute, et 80 pulsations de l'arfère crurale.

Sur ce même lapin , on comptait 32 mouvements respiratoires du cerveau, et 32 mouvements du thorax.

Haller a très-bien distingué les deux mouvements du cerveau, soit dans ses expériences sur des chiens, soit dans ses observations sur la fontanelle des enfants. Il a, de plus, fait la remarque très-juste que le viouvement artériel est constant, tandis que le respiratoire ne l'est pas '. Le premier ne manque, en effet, jamais; le second manque quelquefois pendant un ou même pendant deux ou trois ^ mouvements du tliorax.

a Quand on a séparé la dure-mère du cerveau, on peut y « apercevoir, dit Haller, deux mouvements différents. Le « premier vient de la pulsation des artères du cerveau ; ce a mouvement est petit et va extrêmement vite. L'autre suit « les périodes de la respiration. Le cerveau se gonfle et « monte pendant l'expiration ; il s'affaisse et descend, quand « l'animal inspire s. »

Jai eu , il y a quelques années, l'occasion d'observer le phénomène qui m'occupe sur l'homme lui-mêr..e, sur deux blessés, frappés fous deux d'une balle au front, et de

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