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dire, du Ion de Bordeu. Je dois seiilemenl constater un fait, c'est qu a compter de cette moquerie spirituelle et vive, les esprits animaux et Vâme, j'entends l'emploi mal entendu de Vâme pensante, n'ont plus reparu dans l'école.
3° Du mécanisme de Boèritaare. — Pour en finir avec le système des esprits et celui de Vâme, il avait suffi à Bordeu de quelques traits d'une ironie fine et judicieuse : pour venir à bout du mécanisme de Boërhaave, il lui fallait d'autres armes et un terrain plus sûr.
Bordeu le comprit; et c'est alors que, se fiant au sentiment qu'il a de ses forces, il entreprend cette longue et difficile suite d'expériences sur/'artion des glandes, qui constitue son plus beau travail physiologique, comme ses études sur le tissu mugueux constituent son plus remarquable travail anatomique.
Quand on demandait à un partisan de Boërhaave quelle est la force qui fait sortir la salive des parotides, ou les larmes des glandes lacrymales , ou le suc pancréatique du pancréas, etc., etc., il répondait : La compression des parties voisines, et il croyait avoir tout dit. Les parotides étaient comprimées par la mâchoire inférieure, les glandes lacrymales i^ar le globe de l'ipil, le pancréas par Voslomac, etc., etc.
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Bordeu fait voir, non-seulement qu'à considérer les choses en elles-mêmes il n'est aucune glande qui soit comprimée, mais encore qu'il n'en est aucune où, à considérer sa position particulière et déterminée, la compression ne soit impossible.
On disait que la parotide se trouve comprimée quand la mâchoire inférieure s'abaisse, quand la bouche s'ouvre; et Bordeu fait voir que c'est précisément alors que l'espace , compris entre les branches montantes de la mâchoire inférieure et la base du crâne, espace qui sert de loge à la parotide, est le plus grand'; et il ajoute, très -sensément que « la compression ne pourrait que nuire, au « lieu d'aider^. »
1. « La glande, disent les partisans de l'opinion que nous coni- « battons^ est dans une cavité bornée par des Os : cette cavité « diminue, puisque la mâchoire est portée vers la luase du crâne, « la glande est dans un pressoir presque totalement osseux; il « est donc nécessaire qu'elle soit exprimée : en faut-il davantage « pour soutenir l'opinion ordinaire?... Faites mouvoir la mâchoire « inférieure, ouvrez la bouche : qu'arrive-t-il ? L'espace, formé « par les branches montantes de la màclioire inférieure et par « la base du crâne , augmente bien loiu de diminuer : là glande « qui est nichée dans cet espace ou dans cette fosse, n'est donc « pas dans un pressoir... » Page 54.
"1. « Nous concluons qu'on ne peut pas soutenir que la paro- « tide soit comprimée dans les mouvements de la mâchoire, et « que la compression pourrait nuire à la sécrétion et à l'excré- « tion; de sorte qu'il faut surtout admirer comment cette glande « est placée merveilleusement entre des parties qui paraissent
On disail que les f/landes lacrymales sont pressées par le globe tle l'œil; «^t Bordeii fait voir qu'elles sont placées, ou, pour parler comme lui, nichées dans une cavité de l'orhile, à l'abri de toute compression ' .
On disait que le pancréas était comprimé par l'estomac ; et Bordeu fait voir que l'estomac \\\ippuie pas même sur le pancréas^.
Et , d'ailleurs , combien de glandes qui ne sont évidennncnt soumises à aucune compression, qui ne peuvent être soumises à aucune, qui sont isolées, libres, sur lesquelles rien ne porfe et que rien ne gène : les reins ^ le foie ^
« devoir la gêner, sans que cependant elle soit comprimée. » Page 63.
1 . « La fossette, qui est creusée dans la portion de la voûte « orbitairc du frontal , et qu'on sent évidemment vers l'angle « externe de l'orliite, a été faite pour loger li glande qui se niche « dans cette cavité... Cette glande n'a été nichée dans une cavité « osseuse que pour n'être pas exposée aux efforts des parties du « voisinage... » Page 94.
2. « Est -il vrai que le ventricule appuie sur le pancréas? « Cela ne paraît pas possible... Plus le ventricule se remplit, et « plus il s'éloigne du pancréas... Le ventricule n'agit pas plus « sur le pancréas, lorsqu'il est plein que lorsqu'il est vide... » Page 113.
3. « Les reins paraissent être de tous les corps glanduleux les' « plus en liberté... » Page IIG.
4. « Le foie doit être re::ardé comme une glande de colles que « nous avons appelées actives, ou qui ont un mouvement parti- " cnlior pour la sécrétion. » P;ige 179.
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les wamelU's^ , les organes généiufcurs- , etc.!
Ui sécrétion ne dépend donc pas de Vd compression^ : elle dépend d'nnc cause livs-diflerenle, et d'un ordre beaucoup plus élevé; et celte cause supérieure, générale, la même pour toutes les glandes, est Y irritation'', Yexcilation'^ : pour dire tont d'un senl mot, la sensibilité^ on Y action nerveuse ''.
Ici Bordeu accumule les preuves, et les plus décisives, les pins frappantes.
« Lorsqu'on sent quelque bon mets, dit Bordeu, « la salive vient à la boncbc^. » Une émotion tendre