‹ De la vie et de l'intteligenceChapitre 157 sur 163 · DE LA VI£ EN GENERAL · texte numérisé non relu

DE LA VI£ EN GENERAL

le coupe par morceaux, par morceaux aussi petits qu*on voudra, chaque'morceau vivra et reproduira un polype ; mais si Von prend un animal un peu plus compliqué; si Ton prend une naïde ou ver deau douce \ il n'en sera plus de même. Chaque morceau coupé ne vit et ne se reproduit qu'autant qu'il renferme un ganglion nerveux, un lien d'unité, un nosud vital. Enfin, si Ton s'élève plus haut, si l'on monte, si l'on prend uq animal vertébréy un mammifère, un oiseau, le besoin d'unité, de lien commwn, se fait bien plus sentir encore; il n'y a plus là, comme dans la naïde ou ver d'eau douce, comme dans le ver de terrCy etc., une suite de nœuds vitaux; il n'y en a plus qu'un, et tellement un, tellement circonscrit, tellement réduit qu'il a quelques lignes à peine d'étendue : c'est pourtant à ce point si réduit qu'il faut que toutes les autres parties tiennent pour vivre; toute partie qu'on en détache, cesse de vivre ^.

La vie n'est donc pas seulement une collection de propriétés ; ce n'est pas la définir suffisamment que de la définir avec Bichat: «L'ensemble des « fonctions qui résistent à la mort'; il y a quel-

Page 1