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séquent, sans que la vie en soit le moins du monde altérée, affectée, compromise : il y a donc entre la vie et V intelligence une séparation complète; et cette séparation visible, que l'expérience opère quand elle le veut, est fondamentalement donnée par la séparation même des deux organes distincts dans lesquels chacune de ces facultés réside.
VI intelligence pouvant être supprimée tout entière, dès qu'on le veut, rien n'est plus facile que de distinguer, que de séparer les unes des autres les facultés vitales et les facultés intellectuelles.
Toute faculté qui survit à l'ablation des lobes cérébraux, de l'organe de l'intelligence, est une faculté vitale; toute faculté qui se perd par cette ablation est une faculté intellectuelle.
Quelles sont donc les facultés qui survivent?
Les facultés qui survivent sont celles d'où dépendent toutes les fonctions de nutrition (c'est-à-dire la digestion, la circulation, Iol respiration , etc.), de mouvement, de locomotion et môme de sensation.
Les facultés qui se perdent sont celles d'où dépendent toutes les fonctions, tous les actes d'enfendement : la perception, Vattention, la mémoire, le jugement, la volition.
L'animal qui a perdu ses lobes cérébraux, et par suite son intelligence, ni ne perçoit plus, ni n'est
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plus capable d'attention, ni ne se souvient plus, ni ne juge plus, ni ne veut plus.
Mais il continue 5 vivre, à se nov/rrir, à se mour voir et même à sentir.
Il y a donc une ligne de démarcation profonde entre percevoir, se souvenir, juger, vouloir, d'une part, et, d'autre part, vivre, se nourrir, se mouvoir et même sentir.
En un seul mot, car percevoir, se souvenir, juger, vouloir, tout cela c'est penser, et se nourrir, se mouvoir, sentir, tout cela c'est vivre, il y a une ligne de démarcation profonde entre penser et vivre.