Recherches physiologiques sur la vie et la mort, p
2. Voilà donc les sensibilités propres de Bordeu réduites à D'être que des doses diverses de la même sensibilité ( voyez, ci-devant, la note de la page 173) ; mais le fond du système n'y perd guère; Bicbat fait, avec les doses diverses de sensibilité, tout ce que Bordeu faisait avec les sensibilités propres, « C'est cette somme « de sensiliilité déterminée pour chaque organe, dit Bichat, qui « compose spécialement sa vie propre, c'est elle qui fixe la nature « de ses rapports avec les corps qui lui sont étrangers, » p. 105. Le mot vie propre est substitué à celui de sensibilité propre ; et tout le changement est là. « Voilà, dit encore Bichat, comment a les bouches des lactés^ ouvertes dans les intestins, n'y puisent
€ des seconds, rinflammation les égale, les rend € même supérieurs aux premiers ^ »
Le chapitre sur la contractilité. commence par un titre tout pareil à celui sur la sensibilité : Des deux espèces de contractilité, animale et organique ^; mais il ne finit pas de même. L'auteur y reste plus conséquent avec lui-même, et la conclusion avec les prémisses. « Nous avons vu , dit Bichat , que les « limites qui distinguent les deux modes de sensi- « bilité ne paraissent tenir qu'à la proportion plus € ou moins grande de celte force;... il n'en est pas
< ainsi des deux grandes divisions de la contrac- « tilité, considérée en général. L'organique ne « peut jamais se transformer en animale : quels
< que soient son exaltation, son accroissement, « elle reste toujours de même nature ^ ; » c'est-àdire, car c'est là ce qu'entend Bichat, que les muscles de la vie organique restent toujours indépendants de la volonté \ et que les muscles de la vie animale y restent toujours soumis.
« que le chyle, et D'absorbent point les fluides qui se trouvent « mêlés à lui, fluides avec lesquels leur sensibilité «n'est point « en rapport, » p. 106; etBordeu n'aurait pas mieux dit.