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A TT h#r0 > De 11h. 15 à 11 h. 25. — La malade n’a pas pu
donner de ses urines.
A 11 h. 30. — Traces. Une légère teinte verte colore les urines.
A11h. 40. — Confirmation très nette. La coloration verte s’accentue.
Toute la journée le malade a donné des urines vertes. Recueillies dans un bocal, le lendemain encore ces urines étaient d’un beau bleu foncé. ,
Le passage du médicament, absorbé par le rec-
tum dans les urinesa demandé une heure un quart.
SALOL. — Le même malade avait pris par la bouche un gramme de salol en un cachet. Pendant deux jours comme le précédent, ses urines contenaient encore des traces de salol. Le troisième jour les . urines étaient redevenues normales et nous avons
mis dans le rectum un suppositoire creux contenant un gramme de salol.
À 10 h. 5, le suppositoire est placé.
On examine alors les urines où nous cherchons le salol avec la réaction caractéristique due au petchlorure de fer employé en solution à trente degrés.
À 10 h. 10. — Rien.
De 10h.5o0à1rh. 10 le malade r n’urine que difficilemènt et une très petite quantité à la fois.
À 11h. 15. — Rien.
Nous analysons les urines ainsi de cinq en cinq minutes jusqu’à 11 h. 40 et nous ne trouvons aucune trace de salol.
A 11 h. 45. — L'analyse est encore négative.
Nous considérons que cette expérience peut être envisagée comme complétement négative en ce sens que l'absorption par la voie stomacale a été manifestement plus rapide. |
Il nous restait à savoir si malgré un retard de temps considérable, le médicament était quand
même absorbé. | A 3 h.le malade urinait et l'analyse décelait des
per 0
traces manifestes de salol. Le médicament avait donc été absorbé. :
Le lendemain l’absorption continuait, et dans les urines du sujet nous avons encore retrouvé le salol.
Le salol, medicament non soluble, passe donc difficilement dans l’économie, employé sous forme de suppositoire. |
SALICYLATE DE SOUDE. — Le même sujet avait pris par la bouche un gramme de salicylate de soude en un cachet. Le troisième jour seulement nous avons placé le suppositoire quand les urines ne présentaient plus de traces du médicament. Le suppositoire contient un gramme de salicylate de soude.
À 10h. 15. — Le suppositoire est placé.
Nous analysons les urines à l’aide du perchlorure défer. ; es
À 10 h. 20. — Rien.
À 10h. 30.— Le malade est prisde douleurs dans le rectum, les douleurs, très cuisantes, lui donnent des envies irrésistibles d’aller à la garde-robe. Malgré toute son énergie il expulse le suppositoire et la plus grande partie du salicylate. Nous continuons néanmoins nos recherches, espérant qu’une petite païtie du médicament se trouvera absorbée.
À 10 h. 35.— Apparition très nette du médicament dans les urines et nous sommes heureux de constater que nos prévisions se sont réalisées.
À 10 h. 40. — Apparition très nette.
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— St —
A10h. 45. — Confirmation très éclatante de l’analyse précédente.
Le médicament est passé dans les urines en 25
. minutes, malgré l'accident qui aurait pu compromettre l’expérience.
ANTIPYRINE. — Les mêmes précautions qui précèdent ont été prises, le malade a pris, par la bouche d’abord, par le rectum ensuite, un gramme d’antipyrine.
À 10 b. 10. —- Le suppositoire est placé.
Nous analysons les urines :
À 10 h. 15. — Rien.
À 10 h. 40.— Traces.
À 10 h. 45. — Apparition très nette.
L’antipyrine a passé dans les urines en 30 minures.
IODURE DE POTASSIUM. — Mêmes précautions que précédemment.
Un suppositoire est placé dans le rectum, contenant un gramme d’iodure de potassium.
A 10 h. 25. — Le suppositoire est placé.
£ Nous analysons en même temps et concurremment les urines et la salive. À 10 h. 30.— Rien.
Malheureusement le sujet en expérience est obligé d’expulser presque aussitôt le suppositoire. L'iodure
Ni
de potassium est sorti du suppositoire qui s’est rompu et irrite considérablement la muqueuse du rectum. Il s'ensuit une selle abondante et nous c raignons que tout le médicament ait été expulsé.
Nous poursuivons l’analyse.
À 10 h. 35.— Le sujet crache sur du pain à chanter et nous notons l'apparition de l’iodure dans la salive par les réactions caractéristiques.
À 10 h. 40. — Apparition très nette dans la salive.
À 10 h. 45. — Rien dansles urines.
À 10 h. 50.— Apparition dans les urines.
Nous devons faire remarquer que, ces résultats confirment ceux qui ont été obtenus par Demarquay. Cet expérimentateur s’est servi du médicament en dissolution dans un lavement: nous devions avoir un retard notable en employant le suppositoire. Malgré cela et malgré l’accident d’expérimentation que nous avons relevé plus haut l’absorption a été très rapide puisqu'elle n’a demandé que dix minutes.
TÉRÉBENTHINE. — Même précaution que précédemment.
À 10 h. 20.— Nous plaçons un suppositoire contenant un gramme de térébenthine.
À 10 h. 30. — Rien.
AXTO/N:150: »
À 11heures. — Nous ne constatons encore aucune odeur particulière dans les urines.
À 11 h. 10. — Rien.
AÀ::55 h.: 20: »
Nous considérons cette expérience comme absolument négative.
Dans la journée aucune modification ne s'était produite dans les urines du malade.
Il nous a paru utile de rapprocher dans un tableau d'ensemble les résultats obtenus.
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Médicaments Voie d'absorption stomacale Voie d'absorption rectale