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indications de la greffe, qu’il nous suffise de dire que la princi- SN VAL NS
pale de ces indications c’est l'existence de fistules cutanées. En parlant du traitement des périostites, nous venons d’in-
diquer en partie celui de ses complications immédiates, à savoir les abcès et les fistules. |
Les abcès périmaxillaires seront ouverts autant que possible par la bouche, même quand il s’agit du maxillaire
inférieur, la pointe du bistouri dirigée directement vers le sommet de lalvéole.
Pour les fstules, muqueuses ou cutanées, le traitement doit s'adresser à la cause, c’est-à-dire à la dent malade : il faut guérir cette dent, soit par le traitement antiseptique ordinaire, soit par la greffe, sinon l’extraire.
Mais 1l peut arriver que ni l'extraction, ni la greffe, ni les injections antiseptiques dans le trajet fistuleux ne réussissent à tarir la suppuration : il existe dans ce cas un séquestre osseux, l'infection s’est propagée au maxillaire et il faudra se résigner le plus souvent à attendre la mobilisation du séquestre pour l’enlever.
Les kystes volumineux d'origine déntaire, les abcès du sinus sont justiciables du traitement suivant: ouverture du kyste ou du sinus par l'extraction de la dent malade, cause première de. l'affection ; lavages abondants et fréquents de la cavité avee les antiseptiques et drainage au point déclive (mâchoire supérieure) par un tube métallique maintenu s’il est nécessaire par un petit appareil de prothèse. :
Les kystes guérissent toujours malgré les craintes que pourraient inspirer les communications de Malassez et Albarran sur leur nature épithéliale.
Les abcès du sinus guérissent habituellement de la même manière quand leur infection est récente ; c’est à des lésions osseuses qu'il faut attribuer les suppurations intarissables que l’on observe malheureusement trop souvent et qui résistent à tous les moyens de traitement.
Indépendamment de ces lésions Aou à la périostite, on observe parfois dans la bouche toute une série d'accidents
d’intensité extrêmement variable, qu’on a toujours réunis sous une description commune en raison de leur étiologie identique, ce sont les accidents qui se relient à l’évolution de la dent de sagesse: | je QUIeE
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Dans en 1887, dt une AE inspirée par Ii (Th. de Cormi dEt} le professeur Rédier (de Lille) avait émis l opinion que ces accidents étaient de nature infectieuse. M. Galippe dans un travail plus récent vient d’en donner la démonstration. Lex NT
Chez un malade qui avait été atteint de ces accidents avec abcès à répétition et fistules multiples persistant malgré l’extraction de la dent et les lavages antiseptiques, ‘il trouva le staphylococcus aureus dans le liquide de l'écoulement. Quel- | ques temps après, le malade fut pris de symptômes de méningite auxquels il succomba rapidement. Galippe attribue la méningite à la propagation du staphylocoque à l’encéphale.
. Les microbes agissent en pareil cas de la façon suivante : | LES 16 capuchon de muqueuse qui recouvre la dent, s'niCéRe-, uv LINE et s’infecte suivant certaines conditions, mais plus ou | moins rapidement, surtout suivant le degré d'asepsie de
Ja bouche : on voit alors se développer sur le maxillaire | + C4
inférieur une gingivite intense se propageant rapidement ; au " 1e
ù maxillaire supérieur et par auto-inoculation à la muqueuse | 5
| buccale et labiale, c'est une stomatite ulcéro-membraneuse. Dr IAEENS
. Mais les accidents inflammatoires peuvent ne pas. rester localisés à la muqueuse, infecter l’alvéole et si le terrain est favorable, le corps même du maxillaire. Les accidents peuvent s'étendre à l’amygdale (amygdalite chronique ou phlegmon
amygdalien), par voie lymphatique aux ganglions sous-maxil-
laires et au réseau lymphatique de la peau (adénite, fluxion ce 10
é œdémateuse ou phlegmoneuse), le masséter se contracture, etc. ‘4 Chez l’enfant ces mêmes accidents se développent, quand K
l’état général est mauvais, à la suite de l’éruption de la 2°mo- L
aire de lait ou de la première grosse molaire et presque tou- 11
jours au maxillaire inférieur, mais chez lui en raison de
la structure du maxillaire inférieur les accidents osseux sont
beaucoup plus graves que chez l'adulte. Ces stomatites infec-
tieuses peuvent être communiquées d’individu à individu. Dans les cas graves on a le tabléau complet de cétte septi-
cémie buccale sur laquelle nous avons déjà tant insisté:
De l’ensemble de ces idées découle l'indication formelle de
l’antisepsie buccale: 1° comme traitement préventif; 2 comme
traitement euratif dans bon nombre de cas.
La thérapeutique des accidents purement muqueux consiste dans l’excision du capuchon muqueux enflammé et douloureux recouvrant la dent. Ce moyen est excellent mais à une double condition : 1° que la réunion des lambeaux ne se fasse pas par première intention ; 1° qu’on fasse de l’antisepsie pour s'opposer à l'infection de la plaie et de la région sous-jacente. Pour empêcher la réunion dela plaie on emploiera l’acide phénique pur. L’antisepsie buccale accompagnée ou non de lexcision de la muqueuse est absolument efficace contre les accidents dits muqueux, elle réussit même quand il y a déjà un commencement de contracture du masséter. Si le malade a attendu trop lonptemps, les bains locaux antiseptiques ont encore l'avantage d’amener une détente qui permet d'établir le diagnostic et de pratiquer l’avulsion de la dent s’il y a lieu. En résumé, l’antisepsie buccale permettra d’éviter les accidents muqueux ; si les accidents muqueux existent, elle empéchera leur propagation à l’alvéole et au maxillaire, si on se trouve en présence de complications redoutables, on en diminuera la gravité et l’on pourra se ménager des conditions opératoires plus favorables (Galippe). RES Il nous reste, pour terminer ce court exposé des complications des affections dentaires, à signaler celles qui peuvent entrainer la mort.
Presque toujours il s’agit d’une ostéo-périostite du maxii-
ya 1 T1)
[AA ? 2 D'CSTAN ’
laire inférieur qui s accompagne à un moment axe de Die Le s bite de la veine faciale, la phlébite se propage aux sinus de da +
dure-mère et amène une méningo- -encéphalite mortelle.
D: autres fois, les éléments infectieux suivent une marche
inverse et descendent vers le cou, 1ls déterminent des phleg- mons du cou, des pleurésies purulentes ; ils peuvent gagner - le larynx et produire de l’ædème de la glotte, etc. Le syndrôme que Jon a décrit sous le nom d’angine de | Ludwig (phlegmon infectieux sous-maxillaire de Schwartz), a quelquefois pour point de départ une lésion dentaire (carie suivie de périostite). ;
Dans certains cas enfin ilya pénétration directe dés: micro-
organismes dans le sang et le malade meurt pyohémie où de septicémie.… RME LIEN FN
La thérapeutique est à peu près impuissante quand l'inféc- F :
tion est déjà profonde, mais au début une antisepsie énergique aidée des moyens chirurgicaux (incisions, débridements, etc.) pourra enrayer les accidents. RERTANT à