CONCLUSIONS
1° L’appendicite herniaire, après l’entérocèle étranglée, est une des causes les plus fréquentes et certainement la plus grave de la Péritonite herniaïre des anciens.
2° C’est à partir de 45 ans et chez d’anciens hernieux, hommes ou femmes qu’elle apparaît le plus souvent. Cependant elle n’est pas rare chez de jeunes sujets.
3° Le fait que l’appendice soit hernié, rend l’inflamma-
tion de cet organe plus fréquente et plus grave.
Plus fréquente, car, en dehors des causes qui lui sont communes avec l’appendicite abdominale, elle en reconnaît qui lui sont particulières : traumatismes divers, port du bandage, inflammation facile du cœcum hernié par stagnation des matières, occlusion favorisée particulièrement dans une poche herniaire par brides, adhérences,
coudures, etc,
Plus grave, par l’étranglement secondaire, sur l'anneau naturel, de l’appendice augmenté de volume par inflammation.
L’étranglement appendiculaire primitif ne saurait exis-
ter qu’en des occasions tellement exceptionnelles qu’il
faut, dans la pratique, agir comme s’il n’existait pas etne jamais refouler dans l’abdomen un appendice apparem-
ment étranglé.
4 Les lésions de l’appendicite herniaire sont les mêmes que celles de l’appendicite abdominale, dans les grandes lignes. Mais le mécanisme de la hernie de l’appendice
crée deux variétés anatomo-pathologiques distinctes.
a) L’appendice enflammé est contenu dans un sac péritonéal qui prend part à la phlegmasie; c’est le cas de
beaucoup le plus fréquent.
8). — L’appendice est dépouillé de péritoine sur une partie ou la totalité de sa surface, il est extra-sacculaire et alors la poche herniaire peut ne pas être atteinte ou ne l’être que légèrement. Les cas de ce genre sont rares.
5 L’appendicite herniaire est cliniquement polymor-
phe.
On peut cependant grouper la diversité des cas autour
de deux formes principales :
4). — L'une à symptômes abdominauxet généraux simulant suivant leur intensité : /’épiplocèle enflammée ou
l’entérocèle étranglée.
). — L'autre à symptômes locaux prédominants, se rapprochant du phlegmon scrotal ou crural, suivant le siège. Cette forme est beaucoup moins fréquente que la première.
6° Le diagnostic d’appendicite herniaire est le plus souvent impossible à faire. C’est avec l’entérocèle étranglée
qu’on confond presque toujours cette affection.
EN vs 7° L’indication thérapeutique est invariable : | La kélotomie immédiate (lorsqu'il y a un sac) avec
mode de conduite ultérieur dicté par l’état de l’appendice
et l’état du contenu herniaire (intestin-épiploon).
Vu par le président de thèse PINARD Vu : pour le Doyen, « :
L'Assesseur, POTAIN Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD