‹ De l’authenticité des annales et des histoires de TaciteChapitre 23 sur 102 · DIVISIONS · texte numérisé non relu

DIVISIONS

Dans le Second Médicis, le récit des événements qui

suivent la mort de Néron est considéré comme la simple

continuation de ceux qui précèdent. En conséquence, on à donné aux divers chapitres les n° 1149 43441040)

Dans le Premier Médicis qui forme le commencement de

l'ouvrage, les chapitres portent les n°s de À à 5.

Les premières éditions imprimées de Tacite conservérent donc les numéros des chapitres que donnaient les manuscrits. On eut ainsi une série consécutive qui prenait de 1 à v, et, après une lacune, continuait de x1 à xxi. Rhenanus, de même, persista à voir dans l’œuvre historique de Tacite une suite de chapitres ordonnés sur un même plan et maintint

leurs numéros d'ordre consacrés jusqu'alors.

Mais on lisait dans l’Apologétique de Tertullient : « Quelques-uns d’entre nous ont rêvé que notre Dieu était une tête d'âne; c’est Tacite qui est l’auteur de ce conte. Dans le v° livre de ses Histoires où il parle de la guerre des Juifs, il remonte à l’origine de cette nation, etc...» En s'adressant ainsi à ses adversaires, en leur parlant d’un livre, en leur indiquant l'endroit précis où se trouvait le passage qu'il cite, il affirmait que de son temps le chapitre où Tacite traitait des Juifs portait le n° v de ses Histoires. N’en fallait-il pas conclure que les divisions indiquées sur les

manuscrits devaient être inexactes?

Cette observation ne pouvait manquer de frapper B. Rhenanus. Mais il déclare que c’est Tertullien qui a tort, qu’il s’est trompé ou que le manuscrit dont il se servait était fautif.

1 Tertullien, Apologétique, 16.

Page 1