Gadolinite Y S
a. Gadolinite du Korarf. Mélange de Y S avec de petites quantités de CS1 2, mgS , ceS , fS et GS (1).
(1) L’échantillon sur lequel ces essais ont été faits était
dèTëspèce la plus pure, de celle dont la cassure est granu-
Seule dans le matras , donne un peu d’eau.
Sur le charbon , blanchit, et , à l’aide d’un bon leu , se convertit sans boursouflement en’un verre opaque, gris-de-perle sombre ou rougeâtre.
Avec le borax , se dissout facilement en un Verre diaphane très-faiblement coloré par du fer. Si l’on sature la perle vitreuse, elle devient opaque , cristallise en refroidissant, et prend une couleur grise qui tire sur le rouge ou le vert , suivant le degré d’oxidation du fer ; mais elle n’est pas susceptible d’acquérir, comme l’yttria pure , le genre d’opacité qui distingue les émaux.
Avec le sel de phosphore •>’ se dissout , sauf un squelette de silice , et donne un verre à peu près incolore; le globule devient opalin par le refroidissement.
Avec la soude , donne , par une fusion lente , une scorie d’un rouge- gris. — Sur la feuille de platine on obtient la réaction du manganèse.
b. Gadolinite d’Ytterby, de BrOddbo et de Finbo , gadolinite vitreuse. 4 YsA-ce^S-^f^S. 1
Ces gadolinites sont de deux espèces ; l’une, a) ressemble parfaitement à un morceau de verre
•leuse et jaune. Les autres espèces renferment souvent un noyau de gadolinite vitreuse; et lorsqu’on essaie aü chalumeau ce mélange naturel, on observe une réaction complexe résultant du mélange des réactions des deux espèces.
274 CARACTÈRES l'YUOGNQSTIQUES
noir, et l’autre b) a la cassure esquilleuse et moins largement conchoïde (1).
a) Seule dans le matras, ne subit aucune altération , et ne dégage point d’humidité. Si l’on chauffe le matras jusqu’à ce qufil commence à fondre, un instant arrive où la pièce d’essai brille tout à coup comme si elle prenait feu ; en même temps elle se dilate un peu , et si ses dimensions sont plus fortes que de coutume , elle se fendille çà et là , et devient d’un vert-gris clair. Rien de volatil ne se
Sur le charbon, le même phénomène a lieu ; elle ne fond pas , mais noircit à un feu vif dans ses parties les plus minces.
b) Seule , elle se boursoufle , s’étend en ramifications semblables à celles du chou-fleur , et blanchit 5 en même temps elle dégage de l’humidité. Rarement elle offre quelque chose de semblable à l’espèce d’ignition dont nous venons de parler. Du reste les deux gadolinites se comportent de la même manière à l’égard des flux.
Avec le borax, elles se dissolvent aisément en un verre sombre fortement coloré par du fer, lequel
(1) La plus vitreuse (les deux ne contient aucune trace de gluçine. fl est vraisemblable que ce fut de celle qui se brise eu éclats esquilleux que Ekeuerg tira 4 pour 100 de cette terre.
DES MINÉRAUX. Z'jh
devient au feu de réduction d’un vert-bouteille foncé.
Dans le sel de phosphore , la dissolution s’opère avec une extrême difficulté. Le verre prend une teinture de fer et le fragment s’arrondit sur les bords, mais reste blanc et opaque , en sorte que l’acide phosphorique n’opère point ici la séparation de la silice; c’est principalement par ce caractère que l’on distingue les gadolinites a ) et b ) de celle du Korarf. •
Avec la soude , la variété a) se convertit en une
scorie demi-fondue d’un brun-rouge. La variété b) se résout en boule si la dose de fondant n’est pas trop forte. Ni l’une ni l’autre ne donnent, sur la feuille de platine , le moindre signe d’un contenu de manganèse.
A. Glucinium.
î. Émeraude , Béril , GS^~j-2AS\
Seule * ne s’altère pas à un feu doux. Soumise en paillette à une longue et forte insufflation , elle s’arrondit au bord , et forme une scorie bulleuse et incolore. L’espèce transparente tourne au blanc laiteux , là où la chaleur a agi avec le plus de force.
Avec le borax * se dissout en un verre transparent et incolore. L’émeraude vert de chrôme donne un verre qui prend , en se refroidissant , une teinte verte , légère , mais pure et agréable à l’œil.
376 CARACTÈRES PYROGNOSTIQUES
Avec le sel de phosphore , 'la dissolution s’opère lentement , et sans résidu siliceux ; la pièce d’essai ne change pas d’aspect , mais diminue continuellement de volume et finit par se résoudre en un globule qui devient opalin par le refroidissement. L’émeraude vert de chrôme donne un verre dont la couleur est verte.
La soude dissout l’émeraude et la convertit en
un verre transparent et incolore. L’émeraude jaunâtre à cassure granuleuse de Broddbo et Finbo , donne à l’essai de réduction des traces sensibles d’étain.
Avec la dissolution de cobalt , elle donne une couleur impure très-légèrement bleuâtre.