‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 126 sur 174 · Phosphate de chaux , 'C'a3 P · texte numérisé non relu

Phosphate de chaux , 'C'a3 P

a. Moroxite d’Arendal et de Pargas.

Seule , est inaltérable en grain ; mais en paillette et sous l’action d’une chaleur très-vive, on parvient à la fondre au bord en un verre incolore et translucide ; c’est un des fossiles les plus difficiles à fondre.

Avec le borax , se dissout lentement en un verre diaphane , lequel tourne au blanc de lait par le flamber, et qui , pour une forte proportion de moroxite , devient opaque en refroidissant.

Avec le sel de phosphore , se dissout en grande quantité et donne un verre transparent, qui étant à peu près saturé devient opaque par le refroidissement , et offre des facettes moins apparentes que celles qui résultent de la cristallisation du phosphate de plomb. A l’état de saturation complète , elle se congèle sans cristallisation régulière en une Boule d’un blanc laiteux.

Avec la soude, se boursoufle et fait effervescence ; la soude passe dans le charbon , et laisse une masse blanche à la surface.

Dans r acide borique , se dissout avec une difficulté extrême , mais donne avec le fer métallique un régule de phosphure de fer.

ag6 caractères pyrognostiques

b. Phosphate de chaux rayonné, phosphorite , d’Estramadoure.

Dégage un peu d’eau dans le matras ; fond un peu plus facilement que le fossile précédent et se convertit par la fusion en un émail blanc. Offre du reste les mêmes réactions que la moroxite.

c. Phosphate de chaux, des dents d’un mammout { déterré à Kannstadt ).

Dans le matras , subit un retrait considérable et dégage beaucoup d’eau. Sur le charbon, noircit dans la partie extrême qui a subi l’action de la flamme; ne fond pas , mais s’arrondit et devient demitransparent dans la même partie. Du reste les réactions sont les mêmes que pour les fossiles précédens.

Page 1