‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 157 sur 174 · Amphigène, Leucite , KS2 -f- SAS · texte numérisé non relu

Amphigène, Leucite , KS2 -f- SAS

Seul, dans le matras , ne dégage point d’ëau.

Sur le charbon , ne subit aucune altération , et ne fond pas , même en poudre. Si Ton mêle le fossile pulvérisé avec une très-petite portion de carbonate de chaux , le mélange fond très-sensiblement.

Avec le borax, se dissout lentement et toutefois en grande quantité. Le résultat de la dissolution est un verre diaphane.

Le sel de phosphore a peu d’action sur l’amphigène en morceau ou en poudre : néanmoins il le transforme en une perle diaphane, qui offre à peu près partout le même degré de réfrangibilité , en sorte que l’on ne s’aperçoit de l’existence d’une partie non dissoute qu’en examinant la matière avec beaucoup d’attention- On peut s’en assurer en comprimant la perle liquide entre deux corps froids.

Avec la soude, la dissolution s’opère lentement, est accompagnée d’effervescence , et donne un verre transparent quoique bulleux.

BlîS MINÉRAUX. 56 1

Avec lasolution de cobalt, la matière d’essai donne un beau bleu , mais ne fond pas.

6. Meionite , variété dioctaëdre du Vésuve , . , . KS3 -f 3 AS\

Seule , en paillette mince , elle jette au dehors , par certains points, une écume bulleuse; bientôt la masse entière bouillonne , et ce bouillonnement dure long-temps. Le résultat est un verre bulleux et incolore.

Dans le borax , se dissout lentement et avec une effervescence prolongée , en un verre transparent.

Dans le sel de phosphore , se décompose avec effervescence , et donne un résidu siliceux et un verre qui devient opalin en refroidissant.

Avec la soude , se dissout lentement, se boursoufle beaucoup et donne un verre transparent. Une forte dose de soude est nécessaire pour obtenir ce résultat , et la pièce d’essai conserve long-temps un côté opaque.

Avec la solution de cobalt, la matière ne fond qu’au bord , où elle se colore en bleu.

R. Ces essais ont été faits avec le même échantillon que l’analyse d’ÂRFWEDsoN (Afh. i Fysik, etc. VI. a55). Je crois devoir avertir ici le lecteur que le professeur Leop. Gmelin a analysé , sous le nom de meionite, une substance dont la composition est toute différente. ( Sciiweigers Journal , XXV , p. 36. )

36a CARACTÈRES PYR0GN0ST1QUES

Page 1