‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 16 sur 174 · Chaux · texte numérisé non relu

Chaux

Seule , la chaux caustique n’éprouve ni fusion , ni altération ; le carbonate de chaux devient aisément caustique, et jette alors au feu une lumière plus blanche et plus vive ; il acquiert ensuite la saveur des alcalis , réagit à leur manière , et se réduit en poudre par l’humectation.

Avec le borax*, la. chaux se change aisément par la fusion en un verre transparent qui devient opaque au flamber. Le carbonate fond avec effervescence; une augmentation dans la quantité relative de chaux produit un verre transparent qui se cristallise par le refroidissement, mais dont les facettes ne sont pas aussi régulières que dans le phosphate de plomb, par exemple; le verre ne devient jamais d’un blanc de lait aussi parfait que ceux de baryte et de strontiane.

DES OXIDES METALLIQtÊS

Avec le sel de phosphore j, elle fond en grande quantité, et donne naissance à un verre limpide, qui conserve sa transparence après le refroidissement ; son carbonate fond avec effervescence , et donne le même résultat; si l’on ajoute à la masse une parcelle de carbonate de chaux , l’acide carbonique s’en dégage et cette parcelle se change en phosphate de chaux, sans perdre sa forme. Après une longue insufflation , le phosphate de chaux se dissout lui-même en partie , et, parle refroidissement , dépose sur la portion non fondue de petites aiguilles cristallines ; si le verre est complètement saturé, il devient tout-à-fait blanc de lait par le refroidissement.

La soude ne dissout d’une manière sensible ni la chaux caüstique, ni son carbonate, mais passe dans le charbon, et laisse à la surface une masse calcaire légèrement arrondie.

Traitée par la solution de cobalt, la chaux donne une masse noire ou gris-sombre , laquelle est infusible.

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