Antimoine
I, Antimoine natif \ de Sala,
!73 CARACTÈRES PYROGNOSTIQUES
Se comporte comme l’antimoine pur, et se dissipe en fumée sans laisser de résidu.
a. Sulfure d’ antimoine , noir et rouge. SbS3et
A Sb -J- 2 Sb S3.
Seul , il foncf aisément sur le charbon; celui-ci l’absorbe et se recouvre en même temps d’une masse noire dont l’éclat est vitreux. Après quelques instans d’insufflation, il se forme dans le charbon des globules métalliques qui paraissent être un sous-sulfure , et qui ne se comportent pas comme le métal pur, car ils ne brûlent pas, mais noircissent et deviennent ternes à la surface avant de refroidir. .
Grillé dans le tube de verre, il donne au commencement beaucoup d’acide antimonieux ; ce qui se sublime ensuite est un mélange d’acide antimonieux avec beaucoup d’oxide. C’est là un phénomène très-digne de remarque , attendu que le métal pur ne donne que de l’oxide , et alors le sublimé est tout volatil. L’air qui sort du tube sent l’acide sulfureux.
3. Alliage d’arsenic et d’antimoine. Antimoine testacé de Poullaouen. SbAs2 (?).
Seul , dans le matras , il donne d’abord beaucoup d’arsenic métallique, entre ensuite en fusion, et finit par ne plus former de sublimé. Si après avoir enlevé la boule de métal, on la chauffe jusqu’au rouge sûr le charbon elle brûle avec
«ft .
les mêmes phénomènès que l’antimoine, mais la fumée a une forte odeur d’arsenic. Cette fuméé cristallise enfin autour du métal; mais les cristaux sont plus blancs et à lames plus larges quë ceux d’antimoine pur ; la totalité de là matière d’essai se dissipe en fumée par une ignition soutenue.
4- Oxide d'antimoine cristallisé, SI). Se comporte en tout comme l’oxide d’antimoine pur.