Or graphique (Schrift-erz) de Nagyag
Ag Te’ 3 Au Te6.
î 76 CARACTÈRES PYROGNOSTIQÜES
Seul sur le charbon , se transforme par la fusion en une boulé métallique d’un gris sombre , couvre le charbon d’une fumée blanche qui disparaît en jetant une lueur verte ou bleuâtre , lorsqu’on dirige dessus la flamme de réduction. Après une insufflation soutenue , on obtient un grain métallique jaune -clair , qui , au moment où il se fige , rougit un instant jusqu’au blanc. Il est , après le refroidissement, très -brillant et malléable.
Dans le tube ouvert , il dépose une fumée qui est blanche partout ailleurs que dans le voisinage de la pièce d’essai , où elle offre une couleur grise. C’est du tellure sublimé. Cette fumée se résout en gouttes limpides lorsqu’on dirige la flamme dessus. Elle répand une odeur piquante, mais qui n’a rien de commun avec celle du raifort pourri.
2. Or tellurif 'ere et plombifère ( Blàtter-erz ) du même lieu , Au Te3 -+- 2 Pb S2 -t- 4Pb Tea.
Seul sur le charbon , il fume ainsi que le précédent , et forme un dépôt pulvérulent sur le support ; mais ce dépôt est jaune , et s’évanouit à la flamme intérieure en développant une couleur bleue et non pas verte. Il donne enfin, après une vive insufflation, un grain d’or qui entre en ignition au moment où il se fige. Ce grain est malléable.
Dans le tube, il fume , jette une odeur très-sen-
DES MINÉRAUX. yjj
sible d’acide sulfureux , mais pas la moindre odeur de raifort, et donne un sublimé qui est gris dans le voisinage supérieur de la pièce d’essai, et blanc partout ailleurs. La partie du sublimé qui avoisine la matière d’essai ne fond pas comme l’oxidé dé tellure ; elle ne fait que changer d’aspect , et forme sur le verre une couverte grisâtre à demi fondue , dans laquelle on ne remarque aucune goutte liquide. Si l’on faisait l’essai sans sônger à la possibilité de la présence du tellure, on pourrait fort bien se tromper sur la nature de cette partie du sublimé et la prendre pour de l’acide antimonieux ; néanmoins la substance en question n’est pas aussi blanche que cet acide , lequel offre encore cette différence qu’il ne devient pas gris et ne fond pas à demi par l’effet de la chaleur. La partie du sublimé dont il s’agit ici est du tellurate de plomb. Plus loin de la matière d’essai, le sublimé a la fusibilité et présente tous les phénomènes caractéristiques de l’oxide de tellure. La boule métallique fixée sur la paroi du tube , est entourée d’une masse oxidée d’un brun sombre qu’on prendrait pour de l’oxide de bismuth , si sa couleur ne restait pas à peu près la même durant le refroidissement.
A. Mercure.
x. Cinabre. Hg S2.
a. cinabre cristallisé , d’Almaden en Espagne.
1 78 CARACTÈRES PYROGNOSTIQÜES
Seul sur le charbon , se volatilise sans résidu ; répand une odeur d’acide sulfureux.
Dans le matras , se sublime ; le sublimé est noirâtre , la raclure en est rouge.
Dans le tube ouvert , donne , par le grillage , du mercure et un sublimé de cinabre. Le mercure se dépose plus loin du foyer que le sublimé.
Dans le matras , avec la soude , on obtient des globules de mercure.
b. Cinabre farineux , de Zweibrücken.
Seul dans le matras , donne un peu de ciiiabre. Laisse un résidu considérable , où les fondans indiquent la présence d’une grande quantité de fer, ainsi que du plomb et des traces de cuivre.