‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 54 sur 174 · Mine d'argent sulfuré aigre ( Sprôd Glanzerz) , de Saxe · texte numérisé non relu

Mine d'argent sulfuré aigre ( Sprôd Glanzerz) , de Saxe

Seule , dans le tube ouvert , elle fond , ne fume pas d’une manière remarquable , et dépose sur le verre de petits cristaux blancs et brillans d’acide arsenieux , sans aucune trace de fumée antimoniale.

( i ) D’après l’analyse de M. Bossdorff.

Sur le charbon , ne forme aucun dépôt , met beaucoup de temps à griller, répand , sous un bon feu , une faible odeur d’arsenic , et abandonne le soufre beaucoup plus difficilement que le glanzerz : donne un grain métallique d’un gris sombre , que l’on peut forger et amincir considérablement , mais qui , dans ce dernier cas , se fêle sur ses bords. Si on le traite dans cet état par le verre de soude et de silice , ce verre prend la couleur de l’hépar , et l’argent reste pur.

Avec la soude, on accélère encore le grillage et la purification de l’argent.

Gn peut cependant obtenir l’argent pur sans le secours de la soude , au moyen d’un bon feu d’oxid a lion , d’où l’on voit que la substance étrangère contenue dans le grain est volatile.

Avec les flux on n’obtient que les réactions caractéristiques de l’argent.

R. Il y a une différence si frappante entre les forces avec lesquelles l’argent retient le soufre dans le sprôd glanzerz et le glanzerz , que l’on voit à priori que cette différence est due à la présence d’une troisième substance. Suivant Kxaprotii il y aurait 1 o pour cent d’antimoine dans le sprôd glanzerz de Saxe. Pour moi , je n’en ai pas aperçu la moindre trace ; bien loin de là , l’expérience nous apprend qu’en présence de l’antimoine j la séparation du soufre se fait avec la plus grande facilité, et qu’on ob-

ï8a CARACTÈRES PYROGNOSTIQDES

tient alors de l’argent antimonial. Mais ayant fondu ensemble de l’argent et du sulfure d’arsenic , j’ai obtenu une combinaison qui offrait toutes les propriétés du sprôd glanzerz. D’après cela je ne balance pas à considérer cette mine comme une combinaison de sulfure d’argent avec un alliage d’argent et d’arsenic , et j’attribue à cette dernière substance la difficulté avec laquelle le soufre se consume.

4. Argent antimonial (Spiesglanzsilber) et antimoine argentifère ( Silber-spiesglanz, ) , Ag* Sb et Ag3 Sb.

Seul sur le charbon , fond aisément et se transforme en un grain métallique gris, non malléable ; dégage une fumée pareille à celle de l’antimoine pur, mais moins abondante ; le globule prend après le dégagement d’une certaine partie de l’antimoine , un aspect mat , blanc , fortement cristallin , et entre en ignition à l’instant où il se fige. Lorqu’il a perdu une quantité encore plus grande d’antimoine, sa surface devient lisse comme du verre dans la même circonstance , et la chaleur qu’il dégage alors est plus vive qu’à aucun autre instant. Enfin , après une insufflation soutenue, il ne reste plus que de l’argent. Durant l’opération^ une grande quantité de fumée d’antimoine se dépose sur le charbon , et devient quelquefois rougeâtre dans la direction de la flamme , probable-

ment à cause d’un contenu sulfureux qui donne naissance à du safran d’antimoine.

Dans le tube 3 il dégage beaucoup d’oxide d’antimoine, et le grain qui reste s’entoure d’un anneau de verre d’un jaune sombre.

5. Electrum, Ag -f- Au , probablement dans des proportions variables.

Donne , par la fusion , un grain d’un jaune plus ou moins pâle , qui offre avec le borax et le sel de phosphore les mêmes réactions que l’argent pur. {Voyez Argent).

Page 1