Sulfure de bismuth
a. Suif ure de bismuth, dit bismuth natif , de Bispbsrg.
Seul dans le tube , donne de l’acide sulfureux et un sublimé blanc ; chauffé jusqu’au rouge , il bouillonne et se rasseoit un instant après ; dépose de l’oxide de bismuth sur la paroi du tube et autour de la boule d’essai , de même que le bismuth pur. v
Sur le charbon , fond , bouillonne et projette de petites gouttes incandescentes ; cette agitation est de courte durée. Après la séparation du bismuth , il reste une petite quantité de scories qui , fondues par le sel de phosphore / offrent une teinture de fer.
b* Sulfure de bismuth de Riddarhytta , Bi S2.
Dans le tube , donne d’abord un peu de soufre sublimé, puis une petite quantité d’un autre
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sublimé qui ressemble à la fumée de tellure en ce qu’il fond lorsqu’on le chauffe ; mais les gouttes provenant de ce sublimé deviennent brunes , et après le refroidissement, jaunâtres et opaques, tandis que celles de tellure deviennent incolores et transparentes , du moins lorsqu’elles sont en couche mince. Après la combustion d’une partie du soufre , la matière d’essai entre en ébullition , et éclabousse comme le sulfure précédent ; elle donne pour résidu un régule de bismuth , qui , passé à la coupelle, teint la cendre d’os en jaune orangé pur.
Rem. Il paraît résulter de ces essais que le bismuth natif trouvé depuis près de 5o ans à Gregers-klack près de Bispberg, est proprement un sulfure de bismuth , où la proportion de soufre est moindre que dans le sulfure de Riddarhytta lequel paraît susceptible d’être ramené par le grillage au même degré de saturation que le précédent. Le Wasserbleysilber découvert par von Born, et qui , conformément à l’analyse de Kuaproth , serait un sulfure de bismuth , contenant seulement 5 pour îoo de soufre , est réellement une toute autre combinaison, comme on le verra tout à l’heure.