LIVRE XXX, CHAPITRE III
«combat et le javelot terrible. Les repas peu « délicats, mai» grands , sont une espèce de solde « pour eux. Le prince ne soutient ses libéralités « que par les guerres et les rapines. Vous leur « persuaderiez bien moins de labourer la terre et «d'attendre l'année, que d'appeler l'ennemi et de « recevoir des blessures ; ils n'acquerront pas par « la sueur ce qu'ils peuvent obtenir par le sang. » Ainsi chez les Germains il y avoitdes vassaux et non pas des fiefs, Il n'y avoit point de fiefs, parce que les princes n'avoient point de terres à donner; ou plutôt les fiefs étpient des chevaux de bataille, désarmes, des repas. Ily avoitdes vassaux, parce qu'ily avoit des hommes fidèles qui étaient liés par lewr parole, qui étoient engagés pour la guerre, et qui faisoient à peu près le même service que l'on fit depuis pour les fiefe.