‹ De M. Fabio Quintiliano [microform], L. Annaei Senecae judiceChapitre 166 sur 236 · Préface · texte numérisé non relu

Préface

rauteiir a cru devoir commencer <( par le plus connu et le plus intéressani >. D'ailleurs, ajoute-t-il, et ceci suffit à le juger, « les figures de l'Egypte étaient de figure trop bizarre pour les mettre à la tête des antiquités ' ».

Voilà où en était la critique dans la première moitié du xviif siècle. Si de telles déclarations dispensent d'un plus long commentaire, on n'en doit pas moins constater le prodigieux succès de IVIontfaucon. Il se comprend d'ailleurs. A lui le mérite, assurément réel, d'avoir rendu l'antiquilé intéressante pour les yeux; d'avoir fait comprendre les auteurs sans texte, montré l'antiquité par la méthode des leçons des choses. Rien ne flattait mieux le public. Dans ce répertoire de l'art ancien où la question d'art n'était même pas posée, chacun put croire, grâce à cette omission, en avoir pénétré les arcanes. Nul succès de « vulgarisation » ne fut aussi complet, et Montfaucon crut n'avoir qu'à s'applaudir. — II faut ajouter, pour être juste, que la traduction française dont le Père accompagna son texte latin, contribua largement à ce résultat. C'était là, cette fois, de ])onne popularité.

A ce premier éloge, qui compense faiblement tant de critiques, on peut en ajouter un autre : la mise en œuvre, non pas encore intelligente, mais nouvelle, de tous les matériaux disséminés non seulement sur toute la surface de la France, mais sur toute celle de l'Europe civilisée. On sent l'auteur guidé par cet instinct vraiment propre à l'érudit, que tout sert ou peut servir. Il est vrai qu'il l»rend trop de toutes mains, et généralement sans contrôle. II croit, suivant un mot de \Vinckelmann% que le gré qu'on lui saura est en raison directe de la quantité des documents amassés. Mais c'est quelque chose que d'avoir su mettre à contribution à la fois les bibliothèques et les cabi-

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