MALAGA
J'irai même jusqu'à dire Qu'elles sentent le roussi.
J'userais trente guitares
A célébrer leurs appas :
Leurs dents sont des perles rares.
Leurs cils n'en finissent pas.
L'épithète de gentilles N'eft point celle qu'il leur faut; Ni femmes ni jeunes filles :
Espagnoles! c'eftle mot.
Où les ai-je rencontrées?
A l'Alameda, parbleu!
• Par une de ces soirées Langoureuses sur fond bleu.
Une odeur de sortilège Sur-le-champ me subjugua.
A présent, 6 Malaga,^ De tes murs quand sortirai-je?
Le matin j j'essaye en vain De répandre sur ma flamme Un vin noir ! un vin ! ! un vin ! ! !
Toujours brûle ma pauvre âme.
Combien de temps durera Ce déplorable incendie?
MALAGA 3o I
A VOS pieds, je psalmodie, Mon Inez! ma Juana!
Donc, le matin, à la cave ; Le soir, à TAlameda ; Ecris-moi, mon cher Gustave, Cœur reliant, à Malaga.
J'ai voulu, à la fin de ce recueil ^ noter quelques travers des personnel auxquelles le hasard ou ma volonté ont associé ma vie pendant des jours, des semaines ou des mois. Le voyage ^ une pierre dé touche d'une ^cacité singulière; il développe, dans toute leur sincérité surprise^ les caraâères & les manies.
S'il y avait une CùnclusioH quelconque à tirer de ces ligties^ tournées seulement dans le sens enjoué {le côté dramatique eft réservé pour une autrefois), ce serait celle*ci :
« Le véritable myagêur doit $e passer de compagnons d^ VOfà^e. j>