‹ De Montréal à Jérusalem [microforme]Chapitre 71 sur 119 · TI LE PASSAGE DE LA MER ROUGE · texte numérisé non relu

TI LE PASSAGE DE LA MER ROUGE

Et Moïse étendit sa main sur l’eau profonde,

Et le souffle de Dieu soudain divisa l’onde, Etla mer pressa ses réseaux ;

Au-dessus du chemin qui traversait l'abime

La main du Tout Puissant laissait trembler la cime Du rempart formé par les eaux.

Pharaon, cependant, par le sentier aride, De ses chevaux fougueux faisait cher la bride, Et, debout sur son char, la voix haute et l'œil fier, Avait franchi déjà la moitié de la mer, L'ARMÉE DE PHARAON,

Malheur à vous, races viles,

Qui répandiez sur nos villes

Vos ulcères par milliers !

Malheur à vous! Tous vos charmes

Ne seront contre nos armes

Que de frèles boucliers !

Et Moïse étendit sa main sur l’eau profonde ;

Et sur ses fondements le double mur de l'onde Vit crouler ses moites réseaux ;

Et le chemin comblé ne fut plus qu'un abîime

De flots qui secouaient des guerriers sur leur cime Ainsi que l’écume des eaux.

CO

PIfARAON.

Nous périssons, à Dieu! Prophète, tu l'emportes. Puisses-tu longtemps voir dans le désert sans fin Errer ton maigre peuple en pâture à Ja faim ! Puisses-tu devant toi voir se fermer les portes Du pays qu’autrefois maudit le nom de Cham !

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